Villa moderniste

Jean Aubert & André Lefèvre-Devaux
Elizabeth & Christian De Portzamparc
Fin des années 1950 – 2018
Bormes-les-Mimosas (83)

3 750 000 €

240 m²
Terrain paysager : 2 033 m²
Terrasses
3 chambres (5 possibles)
1 atelier
3 sdb
Piscine
Funiculaire
Exclusivité

Description

Architecture-paysage au Gaou Bénat

Située à l’abri des regards, dans le domaine du Gaou Bénat, cette villa jouit d’un environnement exceptionnel, offrant des vues panoramiques sur l’horizon marin, du Cap Bénat au Cap Nègre. Édifiée à la fin des années 1950 par André Lefèvre-Devaux et Jean Aubert, la propriété a été agrandie par le célèbre couple d’architectes Elizabeth et Christian de Portzamparc.

Construite sur un terrain paysager de 2 033 m², la maison déploie 240 m² de surface habitable, organisés en plusieurs volumes imbriqués. Dissimulée dans le paysage, la propriété est accessible de part et d’autre par un chemin paysager et un funiculaire.

La maison comprend de nombreux espaces de réception conçus et agrandis afin d’offrir le confort moderne dans un lien continu et structurant au paysage. Le séjour, la bibliothèque, la cuisine et la salle à manger, s’ouvrent et se prolongent sur la terrasse au sud, face à une vue dominante sur les îles d’Hyères, de Port Cros et du Levant.

L’étage réunit les espaces nuit, offrant deux suites principales avec salle de bain, une troisième chambre, ainsi qu’une salle de jeux aménageable en chambre.

Un atelier de 30m² offre également la possibilité de créer une troisième suite parentale, avec salle de bain.

Plusieurs terrasses successives, aménagées en restanques, une piscine, un jardin planté d’essences méditerranéennes et tropicales, des cheminements, et des belvédères composent les extérieurs de la propriété et participent de son caractère remarquable.

L’ensemble est complété par une cave à vin, une buanderie, un carport, un garage de 25 m², et des locaux de rangement.

Au cœur du domaine du Gaou Bénat, à quelques minutes des villages du Lavandou et de Bormes-les-Mimosas, la propriété bénéficie de la proximité de toutes les commodités, tout en profitant d’un environnement naturel calme, préservé et confidentiel. Depuis la maison, un sentier paysager permet de rejoindre les plages en quelques minutes, offrant une diversité d’activités balnéaires et de plein air.

Hyères et l’aéroport de Toulon-Hyères sont à 35 minutes en voiture.

Architecture et nature : entre disparition et dilatation

Centrée sur l’expérience sensible du paysage, l’intervention d’Elizabeth de Portzamparc met à l’honneur la relation de l’habitant à son environnement.

Des dispositifs, sobres et d’une grande précision, invitent la nature à pénétrer à l’intérieur de l’habitat : l’agrandissement d’ouvertures, la création de baies vitrées, les effets de seuil et de perspectives, le travail des circulations (terrasses et chemins se prolongent naturellement vers le jardin paysager) contribuent à estomper les limites entre intérieur et extérieur, dans une expérience à la fois fluide, augmentée et comme dilatée de l’espace. 

Adossé à la plus grande réserve naturelle du Cap Bénat, le jardin illustre la rencontre de deux univers. Face à la terrasse sud et à la pergola, l’architecte puise dans ses racines brésiliennes pour concevoir une partie tropicale peuplée de palmiers, d’alocasias et de strelitzias (oiseaux de paradis), qui coexistent, face à la maison, avec des essences méditerranéennes telles que de grands lauriers-roses, lavande et agapanthe.

Rythmé par une succession de micro-stations (belvédères, cabanes en bois, cheminements), le site offre une multiplicité d’usages et d’expériences (vie collective ou zones d’intimité), tout en maintenant une relation constante à la mer et à l’horizon.

Le Gaou Bénat, un domaine « caméléon »

Dans les années 1950, le promoteur François Leredu fait appel à André Lefèvre-Devaux et Jean Aubert pour concevoir un ensemble de résidences de villégiature dans le domaine du Gaou Bénat. Soucieux de préserver la topographie de ce site d’exception, les architectes imaginent un village aux maisons étagées, épousant les déclivités du terrain et s’intégrant au milieu naturel. Le projet est divisé en six hameaux répartis autour d’un sommet et connaît deux phases de travaux. La première tranche regroupe 240 habitations, suivies de 440 maisons individuelles, dont la plupart sont confiées à Lefèvre-Devaux et Aubert.

Entre les villas, aucun des espaces de transition n’est laissé au hasard, soigneusement travaillés par les architectes. Escaliers, placettes, ruelles, chemins et sentiers ponctuent le domaine, comme autant de références au village méditerranéen traditionnel. La nature, omniprésente, se décline en multiples essences végétales conservées au maximum lors de la conception : chênes-lièges, arbousiers, aloès et grands pins. Afin de créer un cadre paisible, les voitures sont reléguées dans des garages en bandes, cachées sur un flanc de colline. 

Au même moment, François Leredu commande à Louis Arretche et aux architectes de l’Atelier de Montrouge cinq villages de vacances près du Cap Camarat, au sud de la presqu’île de Saint-Tropez. Le Merlier, achevé en 1965 partage avec son voisin du Gaou-Bénat l’inscription harmonieuse dans le site et son urbanisme pittoresque, témoin sur la Côte d’Azur d’un véritable goût pour les paysages habités dans les années 1960-1970.  

André Lefèvre-Devaux et Jean Aubert, théoriciens de l’architecture de la disparition

L’architecte André Lefèvre-Devaux (1921-2010) se forme à Paris à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts. Diplômé en 1952, il devient architecte divisionnaire de la ville de Paris et du département de la Seine, puis démissionne et part s’installer à Bormes-les-Mimosas. Il monte son cabinet au Lavandou en 1956, aux côtés de l’architecte Jean Aubert (1935-2004), également formé aux Beaux-arts de Paris, dont il sort diplômé en 1950.

Travaillant essentiellement dans la région, les deux associés réalisent des villas et ensembles de logements d’envergure : la SCI de Saint-Loup à Marseille, Le Pontcarral (Toulon, 1960) ; ainsi que des équipements privés et publics, tels que l’hôtel La Lune au Lavandou et la clinique Saint-Martin à Ollioules. Ils sont également à l’origine d’aménagements balnéaires importants à l’étranger, notamment à Ibiza, avec la station de Santa-Anna.

De leur travail naîtra notamment le développement d’une nouvelle approche constructive “l’architecture de la disparition”, en réaction à l’urbanisation du Var marquée par le modèle néo-provençal. Cette théorie consiste en l’élaboration d’un modèle architectural alliant mode de vie contemporain et respect des espaces naturels. Leur collaboration prend fin en 1980, Jean Aubert s’associant par la suite à Ampollini et à son fils Gilles Aubert.

© Zoltan Alexander of Zoltan + Media

Elizabeth et Christian de Portzamparc, figures majeures de l’architecture contemporaine

Architecte et urbaniste franco-brésilienne, Elizabeth de Portzamparc (1946) suit des études d’urbanisme et de sociologie à Paris, puis anime des ateliers d’urbanisme participatif dans des communes de la région parisienne, avant de s’orienter dans les années 2000 vers la maîtrise d’œuvre architecturale et urbaine. Elle est notamment chargée de la conception du mobilier urbain du tramway de Bordeaux, du Musée de la Romanité à Nîmes et de la gare du Bourget, dans le cadre du Grand Paris Express. Elle est nommée Chevalier de l’Ordre du mérite en 2023. 

Né en 1944, Christian de Portzamparc est quant à lui diplômé de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts en 1969. Il fonde son agence en 1980, peu de temps après la livraison d’une de ses réalisations les plus emblématiques : le quartier de logements des Hautes Formes dans le 13e arrondissement de Paris. Il obtient par la suite de nombreuses récompenses, devenant le premier architecte français lauréat du Pritzker Prize en 1994. 

Infos techniques

Prix demandé : 3 750 000 €
Les honoraires sont à la charge du vendeur.

Projet d’agrandissement 2018

Permis de construire définitif (possibilité d’effectuer une surélévation)

Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

© Textes Architecture de Collection
© Photos Marion Sacco

DPE : En cours

Informations complémentaires

Architecte

André Lefèvre-Devaux & Jean Aubert

Localisation

Provence & Côte d'Azur

Géolocalisation

Bormes-les-Mimosas (83)

Prix

3 000 000 € et plus

Prix de vente

3 750 000 €

Type de bien

Maison

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