Description
Lignes modernistes sur la côte varoise
Conçue par Jean Parente en 1983, cette villa à la silhouette fragmentée constitue un remarquable dialogue entre l’héritage vernaculaire et l’architecture moderniste de la Côte d’Azur.
Au cœur d’un terrain paysagé en restanque de 1 850 m², cette maison déploie une surface d’environ 200 m² de plain pied. Elle s’organise en trois volumes successifs abritant différentes fonctions.
Le volume central accueille de généreuses pièces de vie : un salon en double hauteur avec une cheminée et un espace salle à manger attenant à une cuisine équipée accessible via une porte coulissante. En mezzanine, un espace de vie supplémentaire peut constituer un bureau, une bibliothèque, un salon de télé ou de lecture. Deux terrasses ombragées complètent cette séquence traversante.
Le salon distribue la partie nuit séparée en deux ailes. La première comprend trois chambres avec terrasses privatives, une salle de douche, un dressing et de nombreux rangements; la seconde accueille une grande chambre parentale avec salle de bain et dressing. Elle profite aussi d’une terrasse privative.
L’ensemble est complété par une piscine et plusieurs places de stationnement.
Ce bien est situé dans l’arrière pays bandolais, en dehors du village de La Cadière-d’Azur dans le Var, au cœur d’un environnement paysagé d’exception composé de restanques et de pins.
A 10 minutes en voiture du centre-ville et de ses commerces, la maison est très bien connectée aux axes autoroutiers depuis lesquels on rejoint Bandol, Sanary-sur-mer et le reste du littoral varois facilement.
Habiter le paysage
Cette réalisation se caractérise par un ancrage profond dans l’histoire de l’architecture moderne. Inspiré par la Cité Frugès (Le Corbusier, 1926) ou le Sea Ranch (Moore, Lyndon, Turnbull, Whitaker, début des années 1960) mais aussi par des architectes exerçant localement tels que Jean Aubert, André Lefèvre ou Jean-Georges Narkisian, Jean Parente livre un projet hybride à l’esthétique harmonieuse, où le modernisme assimile les formes régionales.
L’architecte tire parti du terrain et de ses restanques pour y imaginer un bâti aux volumes segmentés et largement tournés vers la nature. Dans la lignée d’un Alvaro Siza, Jean Parente s’attache à connecter fortement le bâti à sa nature environnante. Pour cela, il dessine de nombreuses ouvertures sur le jardin, et apporte un soin particulier aux terrasses des chambres qui profitent de l’extérieur sans vis-à-vis sur les autres chambres, créant un lien privilégié et intimiste à la nature.
La fragmentation du bâti vient servir cette recherche tandis que jeux de volumes sont accentués par les choix de matériaux : la massivité du béton ocre enduit, typique des années 1970-1980, est soulignée par la transparence du verre et par la finesse des tuiles provençales. Ces choix adoucissent une orthogonalité compacte pour mieux épouser le paysage et l’habiter sans jamais s’y imposer.
Permis de construire pour La Cadière-d’Azur, © Jean Parente, c. 1980
Jean Parente, un architecte symbiotique
Né en 1931 à Toulouse et disparu en 2020, Jean Parente étudie à l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris aux côtés de Maurice Sauzet. Après avoir travaillé auprès de Jean Aubert, André Lefèvre-Devaux et Jean-Georges Narkisian, il monte sa propre agence avec Claude Vilfour avant de travailler avec sa fille à partir de 1995. Ensemble, ils pensent l’architecture comme un objet hybride qui se doit d’être moderne et profondément ancré dans son contexte et son histoire. L’architecte réalise des villages de vacances à Sainte-Maxime, des villas et des infrastructures publiques. Avec Maurice Sauzet, il travaille pour Jean Prouvé sur le projet de la Villa Seynave.
“ Jean Parente priorise l’harmonie du paysage provençal dans ses formes et ses matériaux tout en optant pour une écriture résolument moderne.”
Pascale Bartoli, architecte DPLG, docteure en architecture
Infos techniques
Prix demandé : 1 150 000 €
Les honoraires sont à la charge du vendeur.
Taxe foncière : 811 €
Chauffage : NC
Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr
© Textes Architecture de Collection
© Photos Marion Sacco
© Pascale Bartoli, Jean Parente, architecte : un parcours moderne 1960-1990, catalogue d’exposition, Éditions CAUE du Var, Toulon 2017, 44 p. 2017
DPE en cours













































