Description
Un manifeste Mid-Century sur les hauteurs de Nancy
Première réalisation de l’architecte nancéien Dominique-Alexandre Louis en 1958, cette maison familiale labellisée Architecture contemporaine remarquable offre une réinterprétation des Case Study House sur les collines de Dommartemont.
Edifiée à plus de 310 mètres d’altitude, sur un terrain arboré de 4 400 m², cette maison offre une surface habitable de 235 m², répartis sur deux niveaux.
Le rez-de-chaussée, largement vitré au sud, s’ouvre sur la piscine, la vue et la terrasse à l’arrière de la maison.
Structuré par un demi-niveau, cet étage traversant accueille un vaste espace de vie avec cheminée, organisé entre deux murs de refend.
L’architecte bannit toute cloison au profit de meubles-séparatifs dédiés aux rangements et disposant d’équipements intégrés. Leur conception, ainsi que l’aménagement intérieur, a été confiée à l’architecte d’intérieur Robert Anxionnat. Ainsi, le demi-niveau accueille un module, tel un cube en bois semi-ouvert, gérant toutes les fonctions domestiques propres à la cuisine, la salle à manger et la buanderie.
L’absence de cloisons, les différents niveaux d’ouverture, comme les impostes, ou encore les perspectives créées par le plan, permettent de maintenir un lien continu entre les espaces de vie et l’extérieur.
L’espace nuit comprend quatre chambres. La première est une suite parentale avec dressing, salle de bains et toilettes et deux autres chambres avec lavabo et placards partagent une douche. Adjacente à un espace dressing avec toilettes, la dernière chambre dispose également d’un lavabo.
Ce niveau bénéficie également d’une bibliothèque avec bureau et de toilettes séparées.
Semi-enterré, le sous-sol réunit, quant à lui, une salle de jeux ainsi qu’un grand garage pouvant accueillir jusqu’à quatre voitures. L’ensemble est complété par plusieurs annexes.
Il est également possible d’acquérir la maison voisine. Commandée à l’architecte quelques années après la première construction, elle déploie environ 100 m² et adopte la même écriture architecturale.
Sur le coteau sud du plateau de Malzéville (classé Natura 2000) et au pied du Bois des Carrières, à quelques minutes en voiture du centre-ville de Nancy, la maison se situe dans le quartier le plus recherché de l’agglomération. La propriété bénéficie de toutes les commodités (transports en commun, commerces, services, écoles, etc) mais également de nombreux espaces naturels et activités de plein air.
A 1h30 de Paris en TGV, la capitale de la Lorraine est facilement accessible. Le massif des Vosges ainsi que les aéroports de Luxembourg et de Strasbourg sont à égale distance.
Entre inspiration et avant-garde : une composition précise et sensible de l’espace
Sur une trame de 4,75 m, rappelant les premières maisons de Mies van der Rohe, l’architecte met en œuvre une structure mixte associant murs épais en pierre locale et fins poteaux métalliques. Ce parti pris vise à libérer l’espace des contraintes d’aménagement et les façades de leur fonction porteuse.
Les façades expriment un même vocabulaire architectural, décliné selon l’aménagement intérieur et les contraintes du site. De larges pans de verre, habillés d’épaisses huisseries en bois, des impostes vitrées, des panneaux, tantôt maçonnés tantôt en bois, alternent pour les composer. La baie coulissante de 9 mètres du séjour fait pénétrer la nature au cœur de l’habitation tout en cadrant le paysage panoramique, tandis que le bandeau vitré, haut et continu, souligne la toiture dans un effet de lévitation.
Les principes bioclimatiques pionniers, que Louis prônait dans l’ensemble de ses programmes résidentiels, s’y affirment avec justesse. Une attention particulière est portée à la toiture monopente, conçue pour répondre aux impératifs climatiques : supporter et retenir une épaisse couche de neige, tout en offrant, grâce à un débord de 3 mètres au sud, une protection ombragée en été. Celle-ci génère également une hauteur de façade proche de 4 mètres au sud, permettant un grand ensoleillement en demi-saison et en hiver.
Une œuvre inaugurale devenue patrimoine
Première réalisation de Dominique-Alexandre Louis, cette maison familiale a été commandée par Jean-Marie Picard, un ami proche de l’architecte et son soutien indéfectible tout au long de sa carrière.
La construction a conservé son caractère initial, comme en témoignent ses équipements d’origine : la cuisine, les matériaux de ses intérieurs (notamment la tomette et l’ardoise pour les sols), la cheminée, la rampe du séjour, ainsi que les tapisseries. La première ayant été réalisée par son ami le peintre Camille Hilaire et la seconde est issue des ateliers de Jean Prouvé à Maxéville.
Cette réalisation est marquée par un sens de l’habitat d’une singulière pérennité. Malgré sa discrétion, elle a toujours bénéficié du statut d’icône locale, reconnue en 2013 par le label Architecture Contemporaine Remarquable.
Façade sud, 1956 © Dominique-Alexandre Louis
Perspective, 1956 © Dominique-Alexandre Louis
Dominique-Alexandre Louis, un architecte lorrain
Né à Epinal, Dominique-Alexandre Louis (1924-1991) étudie aux ateliers de Roger-Henri Expert et de Georges Dengler à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, dont il sort diplômé en 1955. Il se forme également au cours de plusieurs voyages, notamment au Cameroun, en Europe et en Californie. C’est certainement ce dernier qui transforme sa vision de l’architecture car il y découvre les premières Case Study Houses, les dispositifs spatiaux de Richard Neutra ou encore le minimalisme de Mies van der Rohe. L’architecte développe ensuite une recherche de légèreté et de transparence et remplace les murs porteurs par un principe de structures métalliques qui libère les volumes intérieurs.
Actif dans l’Est de la France, il construit des maisons individuelles, des lieux de culte comme l’église du Haut-du-Lièvre à Nancy en 1963, et des équipements publics tel que le Centre régional de transfusion sanguine à Nancy également en 1963. Si sa carrière d’architecte ne dure qu’une douzaine d’années, il occupe, par son audace constructive résolument moderne et sa personnalité hors du commun, une place importante dans l’histoire de cette « nouvelle Ecole de Nancy » dont Jean Prouvé est la figure tutélaire.
Infos techniques
Prix demandé : 1 613 000 €
Les honoraires sont à la charge du vendeur.
Taxe foncière : 2 625 €
Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr
© Textes Architecture de Collection
© Photos Manuel Bougot
DPE : F – GES : F
Prix moyens des énergies indexés sur les années 2021, 2022 et 2023 (abonnements compris) conformément
à l’arrêté du 31 mars 2021 en vigueur lors de l’établissement du DPE : entre 7 154 € et 9 680 € par an.























































