Description
Une réalisation expérimentale aux portes de Paris
Située à Bois-Colombes, cette maison familiale à été conçue en 2011 par l’architecte Jacques Moussafir, en collaboration avec Gilles Poirée. Elle se distingue par sa géométrie unique et ses espaces extérieurs.
La maison offre 211 m² de surface habitable (229 m² de surface totale) répartis sur trois niveaux, organisés autour d’un escalier en bois sur-mesure, et largement ouverte sur des terrasses et un jardin arboré.
Le rez-de-chaussée accueille une vaste cuisine équipée de 30 m², disposant d’une salle à manger, prolongé par une première terrasse à l’extérieur.
En demi-niveau, le rez-de-jardin est composé de deux chambres calmes et lumineuses ouvertes sur le jardin arboré à l’ouest. Elles se partagent une salle de bains agrémentée de mosaïques jaunes avec baignoire et double vasque, un grand dressing et des toilettes indépendantes.
Orienté Est-Ouest et traversant, le premier étage offre une pièce de vie lumineuse de 44 m² en double hauteur. L’aménagement intérieur mêlant décoration ”pop”, murs en parpaings apparents et plafond blanc est sublimé par une cheminée Focus, dont les lignes contemporaines complètent parfaitement l’espace.
Le dernier niveau est réservé à une large suite parentale de 30 m². Celle-ci profite d’une salle d’eau revêtue de mosaïque noire brillante et d’un bureau attenant.
La maison dispose d’une buanderie et d’une chaufferie au sous-sol, ainsi que d’une seconde terrasse et d’un jardin paysager.
Située à Bois-Colombes, à proximité d’Asnières-sur-Seine, la propriété jouit d’un environnement calme et résidentiel aux portes de Paris.
Elle profite de toutes les commodités : commerces de proximité, marchés, écoles, loisirs, restaurants et transports. La ligne J du RER permet notamment de rejoindre la Gare Saint-Lazare en une vingtaine de minutes.
L’architecture domestique comme expérience sensorielle
Issue de la restructuration et de l’extension d’un pavillon ouvrier du début du 20e siècle, cette maison se démarque, dans un tissu pavillonnaire relativement homogène. Sa façade en brique sombre, ses encadrements en bois et ses volumes fragmentés contrastent avec l’architecture du quartier tout en contribuant à inscrire le projet dans l’existant. Le bâti est composé en effet de trois volumes distincts, deux carrés et un rectangle, disposés en angle droit et reliés par des interstices vitrés. Cette implantation préserve l’alignement sur rue tout en générant plusieurs séquences de patio et jardin.
Jacques Moussafir utilise la matérialité comme vecteur d’unité pour l’ensemble. La brique noire structurelle de la maison d’origine, reprise comme parement et isolant sur les deux blocs de l’extension, garantit la cohérence du geste architectural. Les toitures en zinc, conçues telles des pyramides tronquées, favorisent les apports lumineux du sud pour les espaces de vie disposés au nord.
Le mélèze, bois utilisé pour encadrer les ouvertures (portes comme fenêtres) souligne les percements et participe à la qualification des espaces, comme les escaliers et plusieurs éléments de mobilier intégrés. Les fenêtres, tantôt affleurantes, tantôt en saillie, permettent d’investir et d’habiter l’épaisseur des murs créant notamment des assises. Couplés à des jeux de demi-niveaux, de transparences et aux failles vitrées, ces dispositifs multiplient les perspectives et enrichissent l’expérience spatiale de cette maison unique.
Architecture située & inspirations japonaises
En construction neuve ou en rénovation, Jacques Moussafir s’appuie systématiquement sur le contexte et l’existant pour nourrir sa réflexion. Cet attachement guide l’implantation de l’édifice sur son site, tandis que la relation intérieur-extérieur structure l’espace. Revendiquant une « architecture du vide », Moussafir privilégie les notions de matérialité et de perception sensorielle, une vision qui, selon lui, rejoint les fondamentaux de l’architecture japonaise.
Nombre de ses maisons évoquent l’architecture domestique japonaise, favorisant la multiplicité des points de vue, les jeux de niveaux, les parcours et les espaces intermédiaires. On peut penser à la célèbre Moriyama House, maison expérimentale conçue à Tokyo en 2005 par l’architecte Ryue Nishizawa. Composée de dix volumes indépendants, de tailles et hauteurs distinctes, répartis sur une même parcelle, la construction développe une relation étroite entre bâti, vide et végétation.
Bien que différente par son programme et son échelle, la maison de Bois-Colombes partage cette réflexion sur l’éclatement et la fragmentation des volumes, le séquençage des espaces, les interactions entre construction et environnement paysager.
Maison Cubiste, Jacques Moussafir, 2013, Paris (75) © Hervé Abbadie
Maison Escalier, Moussafir Architectes, 2011, Paris (75) © Hervé Abbadie
Jacques Moussafir
Né en 1957 en République Démocratique du Congo, l’architecte Jacques Moussafir est une figure majeure de la scène française contemporaine. Connu pour sa démarche expérimentale et son style affirmé, il a d’abord travaillé quelque temps à Lubumbashi avant d’étudier l’architecture et l’histoire de l’art à l’Université Paris Sorbonne. Après dix ans passés dans les agences de Bernard Kohn, Christian Hauvette, Henri Gaudin, Dominique Perrault et Francis Soler, et l’obtention du titre d’architecte DPLG en 1993, il fonde ensuite son agence, Moussafir Architectes, menant alors des projets variés.
La restructuration de l’ancienne bibliothèque de l’Université de Paris 8 en 2011 vaut à Moussafir une nomination pour le prestigieux prix de l’Équerre d’Argent ainsi qu’une mention aux AR+D Awards. Il intervient notamment sur d’importants programmes de logements collectifs à Paris (2005-2011) et dirige la rénovation d’une section de l’ENSA Versailles (2001-2006). Jacques Moussafir signe également plusieurs maisons individuelles en Ile-de-France, comme les maisons Escalier et Cubiste, respectivement lauréate (2013) et sélectionnée (2017) pour le Prix Archinovo.
Moussafir est par ailleurs membre fondateur du collectif French Touch, né en 2007 et ayant notamment représenté la France à la 11e Biennale d’Architecture de Venise en 2008.
Infos techniques
Prix demandé : 1 450 000 €
Les honoraires sont à la charge du vendeur.
Taxe foncière : NC
Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr
© Textes & photos Architecture de Collection
© Jacques Moussafir, Hervé Abbadie
DPE : D – GES : D
Prix moyens des énergies indexés sur les années 2021, 2022, 2023 (abonnements compris) : entre 2 830 € et 3 890 € par an.









































