Loft avec verrière Eiffel

Monument historique
1890
Paris 17ème

1 850 000 €

147 m²
Double-hauteur : 6m
3 chambres
2 salles de bain
Exclusivité

Description

Loft de collectionneur dans un immeuble industriel remarquable classé (ISMH), près du Parc Monceau

RARE – Ce bâtiment industriel remarquable, construit en 1889 en cœur d’îlot, accueillait l’usine de torréfaction des cafés Patin. Réhabilité en appartements en 1981, il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques (ISMH) depuis 2021. Protégé de l’animation d’un quartier recherché et vivant par un immeuble haussmannien sur rue, il offre un calme rare et une qualité de vie remarquable.

Sur 3 niveaux, il développe une surface de 125,32 m² Loi Carrez (147 m² au sol).

Le premier niveau comprend une entrée, une chambre et une salle d’eau.

Le niveau intermédiaire accueille un impressionnant espace de réception et d’exposition de 52 m² sous 6 mètres de hauteur sous plafond, composé d’un espace salon et d’une salle à manger sous une verrière zénithale Eiffel rénovée en 1981. La verrière formant un puits de lumière et les baies d’origine du bâtiment en arc de cercle inondent le volume de lumière naturelle. Une cuisine contemporaine toute équipée en Corian®, une chambre et une salle de bain Boffi complètent ce niveau.

Le dernier étage abrite une troisième chambre actuellement aménagée en espace bureau, éclairée par une verrière zénithale sur toute sa longueur. 

Avec gardien. Un parking situé au sous-sol de l’immeuble avec accès direct depuis la rue est disponible en sus.

L’immeuble bénéficie d’une localisation exceptionnelle au cœur du quartier commerçant de la rue de Lévis, à deux pas du Parc Monceau. Il est desservi par les lignes de métro 2 et 3 à la station Villiers.

Un espace pensé pour un collectionneur

Réaménagé par un architecte d’intérieur, ce loft a été pensé comme un écrin pour la collection d’œuvres d’art et de mobilier de l’actuel propriétaire. Il offre des espaces à l’esthétique épurée, où la force de la structure architecturale est subtilement mise en valeur par une approche résolument minimaliste. Le graphisme de la charpente Eiffel, souligné par une peinture noire, contraste avec le traitement immaculé du reste de la structure. Les monumentales piles moulurées ainsi que les poutres en métal se fondent ainsi dans une unité spatiale pleine d’élégance.

Cette architecture spectaculaire témoigne de la vocation originelle des lieux. Développée à la fin du 20ᵉ siècle pour les Cafés Patin, alors l’un des torréfacteurs les plus réputés de Paris, l’ancienne usine déploie sur trois niveaux de vastes volumes organisés autour de trois nefs parallèles, baignées de lumière par une grande verrière zénithale. Un héritage industriel peu commun qui confère aujourd’hui au loft une identité singulière.

Un patrimoine industriel protégé

Ce site remarquable est composé d’une usine, d’une brûlerie et d’un hôtel particulier, bâtis entre 1885 et 1890 suite à la commande d’Etienne Gillet, industriel propriétaire des cafés Patin. L’ensemble a été construit sur l’emplacement d’une ancienne salle de bal et de réunions populaires, dite « salle de la Réunion », qui accueillit au 19ᵉ siècle de nombreuses figures de la vie politique et intellectuelle française, parmi lesquelles Léon Gambetta, Georges Clemenceau, Louise Michel ou encore Victor Hugo.

Les trois bâtiments mettent en œuvre le métal, la pierre de taille et la brique. L’ancienne usine à vapeur est constituée d’une structure métallique de type Eiffel couverte de verrières. Ses façades sont marquées par la présence de contreforts dessinant trois travées principales, largement percées de fenêtres. Cette esthétique industrielle, typique de la période, associe rationalité constructive et raffinement décoratif, notamment à travers l’emploi d’ornements inspirés de l’univers du café, témoins de la prospérité de la maison Patin.

On accède à la cour intérieure par un immeuble de style haussmannien construit par l’architecte Lemoux en 1906 pour Charles Gillet, successeur d’Étienne Gillet à la tête de l’entreprise. Cette façade sur rue dissimule encore aujourd’hui l’ensemble industriel, dont l’existence demeure presque insoupçonnable depuis l’espace public.

De la manufacture de café aux logements contemporains 

Réputée bien au-delà du quartier des Batignolles, la Maison Patin comptait parmi sa clientèle Marcel Proust, dont la gouvernante venait s’approvisionner directement dans l’usine de la rue de Lévis. Après la cessation progressive de l’activité au cours du 20ᵉ siècle, l’ensemble a été reconverti en logements tout en préservant ses caractéristiques architecturales essentielles.

Rare exemple d’ensemble industriel encore conservé dans Paris intra-muros, la qualité exceptionnelle de ce bâti est officiellement reconnue en 2021 par son inscription au titre des Monuments historiques. Cette protection concerne notamment les façades et les toitures de l’ancienne usine et de l’hôtel particulier, ainsi que le sol de la cour intérieure.

Infos techniques

Prix demandé : 1 850 000 €

Les honoraires sont à la charge du vendeur.
Copropriété : oui
Montant moyen trimestriel de la quote-part de charges courantes : 900 €
Taxe foncière : NC
Chauffage individuel au gaz.

Parking disponible en sus.

CLASSE ENERGIE : F / CLASSE CLIMAT : F
Montant moyen estimé des dépenses annuelles d’énergie pour un usage standard, établi à partir des prix de l’énergie de l’année 2021 : entre 2 920 € et 4 010 €.

Logement à consommation énergétique excessive : classe F

Informations complémentaires

Prix de vente

1 850 000 €

Architecte

Géolocalisation

Paris 17ème

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