Duplex de type E

Le Corbusier architecte
1952
Marseille (13)

435 000 €

 

100 m²
3 chambres
1 sdb & 1 cabine de douche
Loggias
Vue mer
© FLC – ADAGP 2026
Exclusivité

Description

Un duplex familial dans la Cité Radieuse

Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2016, La Cité Radieuse de Marseille est une icône de l’œuvre de Le Corbusier. Construite entre 1948 et 1952 dans le contexte de la Reconstruction, elle représente l’aboutissement de ses recherches sur l’habitat et l’architecture moderne.

Ce duplex descendant de type E offre une surface de près de 100 m² sur deux niveaux.

Le niveau supérieur, accueillant une entrée avec rangement, donne accès à la cuisine et à la salle à manger, ouverte sur le séjour au rez-de-chaussée de l’appartement. Le niveau inférieur, traversant, est desservi par un escalier Jean Prouvé.

L’appartement a été réaménagé et offre un espace vaste de vie, aménageable en chambre, en double hauteur et baigné de lumière. Celui-ci se prolonge par une loggia de 8 m², conçue comme une extension du séjour et offrant une vue exceptionnelle sur la ville de Marseille et ses collines.

Les chambres enfants, communicantes, s’ouvrent également sur une loggia 8 m² et bénéficient d’une vue panoramique.

Ce niveau est complété par une salle de bain avec baignoire, une cabine de douche, dite “bateau”, des toilettes indépendantes ainsi que de nombreux rangements intégrés.

Ce bien présente un fort potentiel mais nécessite des travaux de rénovation.

Située à Marseille, elle s’inscrit dans les beaux quartiers du 8e arrondissement. Elle prend place dans un parc de trois hectares, entre les collines et la mer. Avec ses deux niveaux de services qui comprennent une galerie marchande avec commerces de proximité et un hôtel, ainsi qu’une école maternelle, un solarium, une piscine et un théâtre en plein air sur le toit, accompagnée d’un gardiennage permanent, la Cité Radieuse propose une qualité de vie exceptionnelle.

Les aménagements de la Cité Radieuse : avant-garde et œuvre collective 

L’appartement a conservé ses éléments meublants d’origine.

Après la guerre, la cuisine et les solutions de rangement deviennent des éléments centraux dans les projets d’aménagement intérieur. La cuisine standardisée de l’Unité d’Habitation s’inspire notamment de la cuisine américaine et de la « Frankfurter Küche » de Margarete Schütte-Lihotzky (1928), conçue pour optimiser le travail domestique.

Sa conception est le fruit d’un travail collectif. Charlotte Perriand, architecte et designer, en propose une première version ambitieuse, mais coûteuse. Simone Galpin, artiste et collaboratrice au sein de l’Atelier, la revisite en apportant des modifications majeures : plan de travail abaissé, angles droits, utilisation systématique de chêne et d’aluminium, portes coulissantes réduites, et une polychromie enrichie (vert, blanc, rouge foncé, terre d’ombre). Son époux André Wogenscky, architecte-chef de chantier, retient ce modèle économique et confie à l’ATBAT, notamment à Vladimir Bodiansky, le soin d’en dessiner les plans définitifs.

D’une superficie d’environ 5 m², cette cuisine de plan carré s’intègre à la salle à manger/séjour grâce à son bar. Elle est équipée du confort moderne de l’époque : cuisinière électrique, vide-ordures, armoires frigorifiques et de nombreux rangements. Présentée au Salon des arts ménagers en 1950, elle incarne un équilibre entre innovation et pragmatisme.

L’escalier intérieur, conçu par Jean Prouvé, présente une structure métallique légère et des marches en chêne massif évoquant une échelle de coupé de bateau.

© Valérie Ruperti photographe

Béton brut et jeux de lumière

Exploitant les possibilités plastiques et techniques du béton, la Cité Radieuse de Le Corbusier est une unité d’habitation, une structure en béton sur pilotis dans laquelle s’insèrent les appartements en duplex et les services. A sa façade à la trame régulière, avec ses brise-soleil en béton préfabriqué, répondent sur le toit des formes sculpturales, à l’image de sa grande cheminée.

A l’intérieur comme à l’extérieur de l’édifice, l’architecte a mis en place un jeu de couleurs à partir des couleurs primaires qui recouvrent l’intérieur des loggias et les portes des appartements.

Pensés à partir de la mesure du modulor, une silhouette humaine dont les proportions s’inspirent du nombre d’or, les espaces de cet appartement sont adaptés au corps humain et offrent un grand confort. De plus, il comporte toujours de nombreux éléments du décor d’époque dessinés par Le Corbusier.

© Valérie Ruperti photographe

Le Corbusier

Né en 1887 en Suisse, et disparu en 1965, Charles-Édouard Jeanneret, plus connu sous le nom de Le Corbusier, est un architecte et urbaniste connu pour sa capacité à faire de l’architecture un art total. Il pense le bâti, l’aménagement intérieur, tant en termes d’ameublement que de confort et prend en compte la dimension urbanistique de toutes ses réalisations. Il demeure incontestablement l’une des figures les plus emblématiques du Mouvement moderne.

Tout au long de sa carrière, Le Corbusier partage ses visions et théories par sa participation à des expositions internationales comme celle de 1925, où il présente le Pavillon de l’Esprit Nouveau, et celle de 1937, avec son Pavillon des Temps Nouveaux.

Défenseur du modernisme et rejetant les arts décoratifs, Le Corbusier inscrit sa pensée architecturale dans ses villas, plus particulièrement dans la villa Savoye en 1928, où il théorise les « cinq points de l’architecture moderne » (les pilotis, le toit-terrasse, les fenêtres en bandeau, la façade libre et le plan libre).

Bien qu’il ait été l’un des architectes les plus prolifiques de son temps, une grande partie de ses projets n’ont jamais vu le jour comme le Plan « Voisin » ou encore la Ville contemporaine de trois millions d’habitants. Parfois trop polémiste ou radical aux yeux du grand public, l’œuvre de Le Corbusier connaît toutefois une résonance internationale. Son dernier grand projet lui est offert par la ville de Chandigarh, en Inde. Il est chargé de diriger l’entièreté des travaux d’urbanisme pour la création de la nouvelle capitale du Pendjab, où il mêle béton brut et végétation luxuriante.

Informations techniques

Prix demandé : 435 000 €

Les honoraires sont à la charge de l’acquéreur.

Co-propriété : 351 lots
Montant moyen trimestriel de la quote-part de charges courantes : NC

Taxe foncière : NC

Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

© Textes Architecture de Collection
© Photos Mathilde Lebreuil, Valérie Ruperti, FLC – ADAGP 2026

DPE : Non applicable (Monument historique)

Informations complémentaires

Géolocalisation

Marseille (13)

Architecte

Le Corbusier

Prix

Moins de 500 000 €

Prix de vente

435 000 €

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