Description
Un manifeste moderniste au cœur de la forêt landaise
Posée comme une longue ligne blanche au ras de la prairie, entre forêt de pins et plan d’eau, cette propriété de quatorze hectares réunit tous les codes de l’architecture moderniste. Construite dans les années 1970 puis laissée à l’abandon pendant des décennies, elle a depuis été restaurée avec exigence, dans l’esprit d’origine.
La maison développe environ 800 m² habitables de plain-pied, entièrement ouverts sur le paysage.
Les espaces de réception forment un ensemble généreux et fluide : vaste salon organisé autour d’un salon encastré à foyer suspendu, salle à manger, bibliothèque et salle de cinéma. La cuisine, sobre et fonctionnelle, possède les dimensions et les équipements d’une cuisine professionnelle.
La partie nuit obéit à une logique claire. Une grande suite, ouverte sur le lac, est volontairement isolée du corps principal : elle offre une intimité complète, à l’écart de la vie de la maison. L’extension accueille plusieurs suites dotées de salles de bains ouvertes, tournées tantôt vers le plan d’eau, tantôt vers la forêt.
Entre ces deux ensembles vient se caler l’espace de vie, qui sépare et relie à la fois. Chaque chambre a été traitée comme un tableau contemplatif : une large baie y cadre systématiquement un fragment de paysage.
Un long couloir ouvert sur l’extérieur, bordé d’une végétation exotique et désertique, dessert les espaces et évoque les maisons construites à la même époque dans le désert californien. Des patios sont ouverts dans la toiture même : ils captent la lumière zénithale et la diffusent à l’intérieur, faisant glisser le soleil sur le bois des plafonds au fil de la journée.
Le domaine comprend une maison de gardien indépendante d’environ 155 m², une salle de sport, un terrain de padel, un terrain de basket trois contre trois, un simulateur de golf et une piscine chauffée à fond mobile.
Une autorisation d’héliport permet d’envisager un accès direct à la propriété.
Située à une vingtaine de minutes des plages landaises et des stations de la côte, la propriété bénéficie d’un environnement préservé et parfaitement confidentiel, à l’écart des axes fréquentés, tout en restant aisément accessible.
Rêve californien : une architecture de la ligne et de la lumière
Par ses proportions, ses longues lignes horizontales et ses ouvertures largement tournées vers l’extérieur, la maison dialogue avec les grandes réalisations californiennes des années 1950 et 1960, dans la lignée des Case Study Houses. Y dialoguent la rigueur de Richard Neutra et les architectures organiques de John Lautner : une architecture qui cherche moins à dominer le paysage qu’à s’y inscrire.
Le toit plat de grande portée est souligné d’un bandeau clair et prolongé de casquettes de béton qui ombrent les façades. Les débords, portés par de fins poteaux sombres, dessinent de vastes galeries couvertes qui accompagnent la promenade d’un bout à l’autre du bâtiment. Un bandeau vitré filant en partie haute décolle le plafond des murs et fait entrer la lumière au-dessus des menuiseries.
Le vocabulaire des matériaux est simple et tenu. À l’extérieur, un bardage de bois vertical aux teintes chaudes et des menuiseries sombres à fine section. À l’intérieur, un lambris de bois à claire-voie file d’une pièce à l’autre au plafond et franchit les baies sans rupture, jusque sous les auvents. Les murs porteurs sont traités en parement de pierre sèche, contrepoint minéral aux bois. Au sol, de grands formats de pierre claire unifient les circulations, les pièces de réception et les terrasses.
D’une ruine à une renaissance
Après des décennies d’abandon, la forêt avait repris ses droits : la végétation avait poussé à l’intérieur même du bâtiment, et ce qui restait d’une architecture ambitieuse n’était plus qu’une géométrie enfouie sous les ronces.
La restauration a commencé par un travail de recherche et de documentation : les photographies d’archives ont été retrouvées, les plans d’origine étudiés longuement. Avant toute intervention, il a fallu comprendre ce que l’architecte de 1970 avait voulu, et pourquoi.
L’ambition du chantier s’imposa : reconstruire presque à l’identique, en n’ajoutant que le seul confort que l’époque impose : isolation et performance thermique, traitées sans jamais apparaître. Reprise complète de la structure, restitution du toit plat de grande portée aujourd’hui porté par des poutres en lamellé-collé, reconstruction des volumes disparus, restitution du salon encastré et du foyer suspendu rotatif dans leur position d’origine. Les matériaux ont été traités et remis en œuvre plutôt que remplacés ; les ajouts obéissent à la trame, aux proportions et au vocabulaire du bâtiment initial.
L’extension conduite dans le même mouvement ne se distingue pas de l’existant. Restauration, rénovation et agrandissement se sont fondus en un seul bâtiment, et l’ensemble donne l’impression d’avoir été conçu d’un seul geste.
Archives de la propriété © DR
Un jardin dessiné pour la maison
Le domaine s’étend sur quatorze hectares où forêt, prairie et plan d’eau composent un paysage presque cinématographique. Ce paysage n’a pas été seulement conservé : il a été redessiné en profondeur pour magnifier l’architecture. Les masses végétales ont été reprises, les vues dégagées, les approches recomposées de manière à ce que le bâtiment apparaisse comme une ligne posée dans l’herbe, entre la forêt et l’eau.
Un chemin de dalles traverse la prairie et conduit le regard jusqu’à la maison. Autour de la piscine, la pierre des plages et les emmarchements de béton clair composent des plateaux posés dans l’herbe. Les patios plantés font entrer le jardin jusqu’au cœur du plan.
Infos techniques
Prix demandé : 10 500 000 €
Les honoraires sont à la charge du vendeur.
Taxe foncière : NC
Restauration et extension contemporaines
Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr
© Textes Architecture de Collection
© Photos Suzie Donnat & Achille Penciolelli
DPE : En cours



































