Maison fifties

Bernard Calley & Georges Alet architectes, André Arbus décorateur, Joseph Monin sculpteur
1953
Toulouse (31)

1 450 000 €

263 m² de surface au sol
6 chambres + 1 bureau
1 sdb & 2 salles d’eau
Balcons & coursive
Terrasses & préau
1 garage double & 1 garage camping-car
Œuvres d’art intégrées
Home cinéma
Domotique

Description

Éclectisme toulousain face à la Garonne

Tel un bateau amarré au port, cette propriété, en bord de Garonne à Toulouse, a été dessinée par les architectes Bernard Calley et Georges Alet en 1953. Son architecture mêle inspiration Art déco et savoir-faire locaux.

Au sein d’un terrain paysagé de 615 m², cette maison sur pilotis déploie une surface au sol de 263 m², répartis sur trois niveaux.

Par une coursive d’accueil, la maison s’ouvre sur une vaste entrée avec placards ; des toilettes indépendantes sont à proximité. Le séjour lumineux de 41 m² comprend une salle à manger avec une cheminée d’apparat et dispose d’une terrasse filante de 17 m². Une cuisine équipée d’origine et un bureau sont attenants au séjour. Ces espaces bénéficient de vues directes sur la Garonne et l’île sauvage sanctuarisée du Ramier.

Desservi par un escalier en marbre, le palier du premier étage accueille un espace salon et bibliothèque. Ce niveau est composé de trois chambres, dont une suite parentale de 22m² avec cheminée et une autre chambre avec salle d’eau.

Cet étage dispose également d’une salle bain avec baignoire, douche et double vasque, d’un grand dressing, de toilettes indépendantes ainsi que de placards.

Un escalier sculptural rouge aux accents pop mène au deuxième et dernier étage de la maison. Le palier y est également aménagé en espace de lecture et dessert deux chambres mansardées, dont une avec salle d’eau et toilettes. Ces espaces bénéficient d’une grande luminosité grâce aux ouvertures en toiture et hublots en façade.

Le rez-de-chaussée de la maison intègre une chambre, une buanderie et un garage double de 43 m².

L’ensemble est complété par un garage camping-car, un préau de 53m² et une coursive menant à une terrasse privative en bord de Garonne de 28m².

Situé à Toulouse, ce bien profite d’un emplacement privilégié, face à l’Île du Ramier et à proximité immédiate du quartier de l’Oncopole, actuellement en pleine transformation paysagère avec l’aménagement du Grand Parc Garonne.

Le quartier, calme et bien desservi, profite de toutes les commodités (commerces, écoles, transports : tramway, L4, L5) et de la proximité de nombreux espaces verts. L’aéroport de Toulouse Blagnac et la gare de Toulouse Matabiau se trouvent respectivement à 15 et 20 minutes en voiture, et la Place du Capitole à 25 minutes en transports en commun.

Une expression à la croisée de plusieurs influences

La maison prend place dans le quartier toulousain des rues en “O”. Caractérisés par un langage architectural commun, ses bâtiments et maisons arborent des façades arrondies marquées par l’assemblage de briques, tuiles et béton blanc. Construite en 1953, la maison est un laboratoire d’expérimentation de l’architecture des années 1940 et 1950 pour Bernard Calley et Georges Alet, ses concepteurs.

Son architecture est empreinte de dualité dans son expression, avec deux volumes imbriqués. Le premier – en brique de parement – massif ; ancré au sol et adouci par un claustra en forme de proue de bateau –  symbolise la période d’avant-guerre et l’inspiration Art déco. Les deux hublots en fronton de façade évoquent également ce vocabulaire maritime, prolongé à l’intérieur par les portes de cabines du deuxième étage.

Le second, une structure blanche sur pilotis, représente l’avenir précurseur des années 1960 avec son viseur déporté et son envolée de toit spatial. Ces choix techniques et esthétiques reflètent l’influence du Mouvement moderne et s’inscrivent dans un courant plus large où les architectes français adoptent certains codes du Style international, tout en les adaptant au contexte local.

Synthèse des arts et culture locale

Cet édifice incarne un dialogue harmonieux entre tradition artisanale et modernité visionnaire, en s’appuyant sur les savoir-faire toulousains.

La qualité de l’artisanat se manifeste dans le choix de matériaux raffinés, tels que les marbres Blanc Arabescato, Noir de Belgique et Rose du Portugal, ainsi que dans la finesse des réalisations : ferronnerie d’art, parquets travaillés en chêne et merbau massif, verres églomisés et poignées en bronze.

Le sceau de l’avant-garde architecturale se révèle ici par des innovations techniques précurseures du confort contemporain, notamment les baies vitrées à huisseries métalliques et double vitrage, la climatisation, le chauffage au sol, les volets roulants et les stores motorisés.

L’harmonie est assurée par le dialogue entre les œuvres du sculpteur Joseph Monin, figure majeure de l’art toulousain, et celles du maître ébéniste de renommée internationale André Arbus. Cheminées sculptées en pierre marbrière, portes en verre gravées à l’acide avec poignées en bronze, stucs allégoriques, escalier en polyester armé de fibres de verre dessiné par Georges Ferran et mobilier conçu sur mesure assurent à l’ensemble une dimension remarquable. Chaque élément souligne l’alliance entre l’art, l’artisanat local et une esthétique avant-gardiste.

Préservée avec son mobilier et sa décoration d’origine, cette construction est un reflet authentique de son ancrage territorial et de l’époque qui l’a vue naître.

Bernard Calley & Georges Alet

Fils d’architecte, Bernard Calley (1925-1992) est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse (atelier Lemaresquier-de Noyers-Valle) en 1952 et réussit le concours d’architecte des bâtiments de France en 1956. Après une première affectation à l’Agence des Pyrénées-Orientales et de l’Aude, il est nommé architecte des bâtiments de France pour la Haute-Garonne et l’Ariège, poste qu’il occupe jusqu’à sa retraite en juillet 1990.

En parallèle, il s’associe à Georges Alet (1914-1975) pour exercer en libéral. Attachés à leur région d’origine, les deux architectes mènent divers projets de bureaux, commerces et logements sur Toulouse et sa région, au cours des années 1950 et 1960.

Infos techniques

Prix demandé : 1 450 000 €
Les honoraires sont à la charge du vendeur.

Taxe foncière : 3 049 €

Chaudière à gaz
Chauffage au mur et au sol
Climatisation

Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

© Textes Architecture de Collection
© Photos Cédric Méravilles

DPE : D – GES : D

Prix moyens des énergies indexés sur les années 2021, 2022, 2023 (abonnements compris) conformément à l’arrêté du 31 mars 2021 en vigueur lors de l’établissement du DPE : entre 4 050 € et 5 540 € par an.

Informations complémentaires

Architecte

Bernard Calley & Georges Alet

Localisation

Sud-ouest

Prix

1 000 000 € – 1 500 000 €

Prix de vente

1 450 000 €

Type de bien

Maison

Géolocalisation

Toulouse (31)

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