Le Pari(s) de la Modernité : Troisième volet d’une trilogie au Petit Palais

Après « Paris Romantique (1815-1858) », et « Paris 1900, Ville spectacle », s’est ouvert ce 14 novembre, l’ultime volet de la série, « Le Paris de la Modernité (1905-1925) ». Proposant un parcours riche de 400 œuvres, peintures, joailleries, voitures, mobilier, le Petit Palais nous propose de découvrir un Paris effervescent et cosmopolite.

Du 14 novembre 2023 au 14 avril 2014

Gauche – Robert Delaunay, Paris – Die Frau und der Turm (Ville de Paris – La femme et la tour), 1925, © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / image Staatsgalerie Stuttgart

Droite – Tamara de Lempicka, Saint-Moritz, 1929 © ADAGP, Paris 2023 ©Tamara Art Heritage / photo François Lauginie

Le Pari(s) de la Modernité explore une époque irriguée par la fascination des artistes, créateurs de mode, designers, architectes, dramaturges, danseurs, pour le rêve technologique et industriel. La valorisation de la machine y fait figure de topos, comme source d’inspiration extraordinaire autant que comme modèle universel de cette « vie moderne ».

Chagall et Vassilli © Paris Musées / Le Petit Palais

Le salon auto et aviation © Paris Musées / Le Petit Palais

L’exposition donne à lire cette esthétique nouvelle, guidée par un idéal d’universalisme, capable d’absorber et de « synthétiser » les formes du passé et les arts dits « primitifs » : les artistes partent en quête de nouvelles inspirations, en intégrant les sources et imaginaires Africains, Océaniens, qui deviennent pour eux les muses d’un nouveau langage artistique. 

De Montmartre à Montparnasse en passant par les Champs-Elysées, Paris, Capitale des arts est le personnage principal de l’exposition. Elle est le cadre d’une émulation permanente, pour une génération de créateurs engagés sur la voie de l’expérimentation. Une ville-monde ou s’épanouit une fête incessante et cosmopolite. 

Le Pari(s) de la modernité est une exposition dense, qui propose à travers de nombreux médiums – peinture, sculpture, architecture, vêtement de créateurs, avion, voiture, presse, cinéma, photographie – de retracer la richesse et le foisonnement d’une époque.  

Au sein de ce parcours décliné en plusieurs séquences, l’architecture occupe une place de choix. Elle incarne à merveille cet élan moderne, tourné vers le progrès social et animé d’une forme de fascination « futuriste » (« plus vite, plus haut, plus fort »). 

Les amoureux d’architecture pourront admirer les études du sculpteur Bourdelle pour le théâtre des Champs Élysées, réalisé par les frères Perret en 1913. Mais aussi une maquette contemporaine du projet de Mallet-Stevens pour le Pavillon du Renseignement et du Tourisme, qui devait célébrer (à l’occasion de l’exposition des Arts décoratifs en 1925) les progrès de l’industrie par l’utilisation du béton armé et l’érection d’un spectaculaire campanile de plus de 35m de hauteur. 

Commissariat d’exposition : Annick Lemoine, directrice du Petit Palais, commissaire générale et Juliette Singer, conservatrice en chef du patrimoine, commissaire scientifique

Petit Palais
Av. Winston Churchill, 75008 Paris

du 14 novembre 2023 au 14 avril 2024