Appartement moderniste à rénover

Roger Anger, Mario Heymann, Pierre Puccinelli et Liliane Véder
1961
Paris 19

64,34 m² LC
2 chambres
1 salle de bain
1 loggia
Cave
Place de parking
Exclusivité

Description

Un appartement dans une réalisation de Roger Anger 

Offrant une vue dégagée sur Montmartre et la Tour Eiffel, cet appartement se situe dans un immeuble emblématique conçu par l’architecte Roger Anger.

En étage élevé dans la Résidence Artois-Flandre, ce bien traversant offre une surface de 64,34 m² LC.

L’entrée donne sur un séjour et une cuisine séparée. Ces pièces profitent d’un accès à une loggia de 8,4 m². Un dégagement mène à deux chambres, une salle de bain et des toilettes indépendantes.

L’appartement a conservé ses éléments d’origine : placards, huisseries, parquet, carrelage.

Il nécessite des travaux et possède un beau potentiel d’aménagement, le séjour et la cuisine peuvent notamment être réunis.

L’ensemble est complété par une place de stationnement et une cave.

Sculpter les espaces de vie

Édifiée en 1961 par Roger Anger, en collaboration avec Mario Heymann, Pierre Puccinelli et Liliane Véder, la Résidence Artois-Flandre est une œuvre architecturale majeure.

Son plan singulier en rotation, évoquant les ailes d’un moulin, et sa façade rythmée par des voiles de béton et des loggias, offrent un jeu de volumes et de lumière distinctif. Les décrochés caractéristiques de la façade, propres au style de l’architecte, assurent une ouverture sur l’extérieur à chaque pièce, tout en brisant la monotonie des lignes droites.

L’audace esthétique de la construction transparaît dans le choix des matériaux d’origine (béton préfabriqué, pâte de verre, menuiseries sombres) et la géométrie discontinue des façades mêle fonctionnalité et poésie architecturale. L’appartement, avec sa triple exposition, ses espaces fluides et ses perspectives visuelles, incarne cette approche sculpturale de l’habitat.

Un projet d’utopie urbaine

Inscrit dans le mouvement moderniste des années 1960, ce projet marque la première étape d’une utopie urbaine ambitieuse, mais restée inachevée. L’architecte Roger Anger met ici en œuvre les principes d’une architecture à la fois fonctionnelle, esthétique et sociale.

Rompant avec les standards de l’époque, le bâtiment se distingue par l’expérimentation de formes courbes et de volumes dynamiques. Il illustre également l’innovation technique de l’après-guerre, notamment par l’utilisation du béton préfabriqué et une organisation spatiale pensée pour optimiser le bien-être des habitants.

Roger Anger

Façades rythmées par une géométrie discontinue pour ses immeubles parisiens, volumes courbes dans ses utopies urbaines… L’architecture de Roger Anger (1923-2008), originale et inclassable, s’inspire de l’art cinétique pour modeler l’espace comme un ensemble sculptural. Ces correspondances artistiques expliquent sa sensibilité pour les arts décoratifs et plastiques, où chaque projet devient une œuvre à part entière.

Figure majeure de l’architecture du 20ᵉ siècle, la richesse de son parcours l’a conduit à concevoir des réalisations audacieuses, comme la communauté utopique d’Auroville en Inde, où il a pu exprimer pleinement sa vision humaniste et poétique de l’habitat. À Paris, il a également construit plusieurs immeubles, mettant en pratique l’originalité de ses recherches esthétiques et son approche innovante de l’espace urbain.

Informations complémentaires

Géolocalisation

Paris 19ème

Architecte

Roger Anger

Localisation

Paris & Ile-de-France

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