Loft avec jardin suspendu

Andrée Putman
1978 – 2013
Paris 6ème
5 300 000 €

 

 

156 m²
Terrasse-jardin : 103 m²
1 chambre
Atelier

Description

Le loft mythique de l’architecte d’intérieur Andrée Putman

Ce loft a été aménagé en 1978 par Andrée Putman, figure éminente du design et de l’architecture d’intérieur en France. Elle y a vécu jusqu’à sa mort en 2013, date à laquelle le lieu a été racheté par le photographe Peter Lindbergh.

En cœur d’îlot, au calme, aux deux derniers étages d’un bel immeuble du 17ème siècle ayant abrité les ateliers d’une imprimerie au 19ème siècle et dont les parties communes ont été redessinées par Andrée Putman, se cache son penthouse de 155,5 m2 avec toit-terrasse de 102,5 m2.

Il accueille au niveau inférieur un vaste espace loft de style industriel comprenant un coin salon sous verrière zénithale,  un espace atelier-bureau illuminé par une immense verrière sur cour orientée Sud-Ouest, une chambre délimitée par une verrière intérieure occultable, une salle de bain toute en longueur et une salle d’eau.

Le niveau supérieur comprend une cuisine contemporaine sous verrière, des rangements et l’accès à la terrasse-jardin orientée ouest et sud, sans vis-à-vis et totalement silencieuse.

Un escalier métallique dessert les niveaux, ainsi qu’un ascenseur privatif qui s’arrête actuellement au 2ème étage et peut se prolonger aisément jusqu’à l’étage de la terrasse.

Une cave et un parking à proximité immédiate complètent l’ensemble.

Ce bien d’exception est situé dans le 6ème arrondissement de Paris, dans une rue élégante et résidentielle de Saint-Germain-des-Prés, offrant le charme et l’effervescence de ce quartier mondialement réputé, lieu éminent de la vie intellectuelle et artistique du 20ème siècle.

Un réaménagement signé Peter Lindbergh

Les lieux ont été rachetés en 2013 par le célèbre photographe de mode allemand Peter Lindbergh, qui y effectue des modifications : la mise à nu d’une partie du plafond –  à l’origine intégralement peint en blanc – pour délimiter l’espace dédié à son atelier en renforçant l’esthétique industrielle ; l’agrandissement et le cloisonnement de l’espace nuit, initialement matérialisé par des panneaux coulissants de résille métallique ; la création d’une salle d’eau supplémentaire et la modernisation de la cuisine dans un esprit minimaliste.

Intéressé par ce bien ?

Prix demandé : 5 300 000 €. Les honoraires TTC de 3,6% sont inclus à la charge de l’acquéreur.

Copropriété : 5 lots.
Pas de procédure en cours.

Charges annuelles : 3 500 €

DPE

Loft d’Andrée Putman, images d’archives, droits réservés

Une pionnière de la vie en loft

Andrée Putman est la première créatrice française, à la fin des années 1970, à s’approprier un ancien espace industriel pour le réaménager en lieu de vie. Séduite par l’Esprit du lieu aussi bien que par ses qualités spatiales – transparence et générosité des volumes décloisonnés, permettant une grande souplesse d’usages, libérés de toute convention – elle transforme ici une ancienne imprimerie datant de la fin du 19ème siècle en appartement de réception, clair, ouvert et modulable.

L’aménagement intérieur du lieu s’inscrit pleinement dans son style, qui puise dans une forme de sobriété moderniste, par le dépouillement des matériaux et la liberté des volumes, comme sculptés par la lumière naturelle. Cet écrin épuré abritera notamment sa collection d’objets éclectiques, chinée au fil du temps et des voyages.

Salle de bain de l’hôtel Morgans à New York, 1984

Andrée Putman, icône du design français

Andrée Putman est née en 1925 à Paris dans une famille de notables d’origine lyonnaise. Elle grandit dans le 6ème arrondissement de Paris, dans un quartier qui restera son lieu de vie de prédilection. Après une éducation musicale, elle entre dans le monde de la presse spécialisée au sortir de la Seconde guerre mondiale, et travaille pour les magazines Femina, l’Œil ou Elle. Elle fréquente alors de nombreux artistes comme Niki de Saint Phalle, Juliette Gréco, Samuel Beckett, Giacometti, Arman ou César, et rencontre Denise Fayolle, cofondatrice de l’agence Mafia, qui l’engage comme styliste pour les magasins Prisunic en 1958. En 1971, Andrée Putman devient directrice artistique de la société textile Créateurs et industriels, pour laquelle elle aménage des bureaux dans des locaux désaffectés de la SNCF.

Intérieur d’un avion Concorde, 1994

Bureau du ministre de la Culture, 1982

Intérieur du CAPC à Bordeaux, Andrée Putman, Valode & Pistre Architectes, 1990

Réédition par Ecart International du transat créé par Eileen Gray pour la Villa E-1027 en 1927, droits réservés

En 1978, elle fonde l’agence Ecart, qui rééditera des pièces de mobilier Art déco des années 1930 et 1940 signées par les grands noms du Mouvement moderne comme René Herbst, Pierre Chareau, Robert Mallet-Stevens, Antoni Gaudi ou Eileen Grey. Andrée Putman participe en ce sens de la redécouverte de l’héritage moderniste, contribuant à transmettre et valoriser ces oeuvres majeures comme des icônes de l’art de vivre du 20e siècle.

Guidée par un esprit d’avant-garde, profondément inspirée par les préceptes du Mouvement moderne, elle entame sa carrière d’architecte d’intérieur dans les années 1980 : elle aménage plusieurs hôtels, boutiques et bureaux, dont celui du ministre Jack Lang, ainsi que des musées, à Bordeaux et Rouen. Elle réalise également l’intérieur des avions Concorde en 1994.
Elle crée le Studio Putman en 1997, agence d’architecture intérieure, de design et de scénographie, et crée objets du quotidien et mobilier tout en poursuivant de prestigieux chantiers d’aménagement. L’agence est reprise par sa fille Olivia Putman en 2007.

Disparue en 2013, Andrée Putman a reçu de nombreux prix pour son oeuvre exigeante et toujours avant-gardiste. Son travail a été mis à l’honneur à l’Hôtel de Ville de Paris en 2009 et au CAPC de Bordeaux, dont elle avait signé l’aménagement, en 2015.



		

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