A vendre

Atelier d’artiste

Michel Roux-Spitz architecte
1930
Paris 14ème – Montsouris
1 590 000 €

 

01 53 00 97 44

 

97 m²
Duplex
2 chambres
2 salles d’eau

Description

Un atelier d’artiste Art déco face au Parc Montsouris

Cet ancien atelier d’artiste, rénové par l’architecte d’intérieur Stéphanie Kalb, se situe dans un superbe immeuble Art Déco réalisé en 1930 par l’architecte Michel Roux-Spitz et inscrit au titre des Monuments Historiques.

L’appartement, en duplex ascendant, développe une surface de 97 m² au rez-de-chaussée et au 1er étage de l’immeuble.

Au niveau inférieur, l’espace de vie accueille un salon de 30 m² et une cuisine entièrement équipée avec plans de travail en quartz et matériaux nobles. Une salle d’eau complète ce niveau.

L’étage comprend l’espace nuit, composé d’une belle chambre avec dressing et vue sur le parc, d’une seconde chambre et d’une salle de bain.

L’appartement bénéficie d’une sortie sur rue au rez-de-chaussée, du côté du parc.

L’immeuble profite d’un emplacement idéal et calme, en bordure du Parc Montsouris, et offre une vue exceptionnelle sur le paysage bucolique du parc. Ecoles, commerces et transports (RER Cité Universitaire, tramway, métro, bus) sont à proximité immédiate.

Situé dans le 14e arrondissement, il s’intègre dans un quartier qui a souvent été un terrain d’expérimentation pour les architectes les plus novateurs du 20e siècle. Le Corbusier, les frères Perret ou encore Louis Süe y réalisèrent certains de leurs plus beaux ateliers d’artistes.

Une synthèse du style Art déco et du Mouvement Moderne

Entièrement refait à neuf par l’architecte d’intérieur Stéphanie Kalb, cet atelier d’artiste, converti en loft, offre des lignes épurées aux détails sobres annonciateurs du modernisme.

Les façades lisses et dépourvues d’ornements de l’immeuble ont été inscrites au titre des Monuments Historiques – en 1986 pour celle du côté rue et depuis 2007 pour la façade arrière. Scandée par des balcons à trois pans, similaires à des semi-bow-windows, et par des verrières d’atelier, la façade s’étire vers le ciel. La première partie de la façade est rythmée d’oculi ornés de mosaïques en pâte de verre noire, soulignant ainsi le dessin de la façade.

La « Série blanche »

Construit en 1930, cet immeuble d’ateliers appartient à une série d’immeubles, dite « Série-blanche », réalisée de 1925 à 1931, par Michel Roux-Spitz. Il livre une œuvre architecturale significative dont certaines réalisations sont inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques. Premier édifice de cette longue suite, l’immeuble rue Guynemer (1925-1928) de huit étages se caractérise par son parement de pierre polie animé par l’ordonnance classique du bow-window et de fenêtres généralement horizontales. Une « patte architecturale » déclinée à Paris dans plusieurs édifices des années 30 signés par l’architecte – au quai d’Orsay (1928-1931), sur le boulevard du Montparnasse (1930-1931) ou encore sur le boulevard d’Inkermann à Neuilly (1929-1931).

Revisitée, la façade se caractérise par l’absence d’ornement, propre au Mouvement Moderne, et d’un goût pour le vocabulaire d’Art Déco. Influencé par Auguste Perret pour l’usage du béton armé recouvert par un revêtement, Roux-Spitz affirme sa singularité dans un style qui s’érige en archétype de l’immeuble de rapport d’après-guerre.

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01 53 00 97 44

Michel Roux-Spitz, lauréat du grand prix de Rome et maître de l’Art Déco

Fils d’un architecte lyonnais, Michel Roux-Spitz (1888-1957) entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon en 1908 dans l’atelier de Tony Garnier, puis en 1912 à l’ENSBA de Paris.

Il est lauréat du Prix de Rome en 1920 et se fait remarquer pour sa décoration du hall d’un ministère des Beaux-Arts lors de l’Exposition des arts décoratifs de 1925. Il conçoit la même année un immeuble rue Guynemer dans le 6ème arrondissement de Paris (1925-1928), édifice qui sera le premier d’une série qu’il surnommera « Série Blanche ». Modèle du modernisme officiel, le « style Roux-Spitz » se démarque aussi dans le domaine public. Il devient architecte en chef de Bibliothèque nationale à partir de 1932 et supervise la réalisation du cabinet des Estampes rue Richelieu et de l’annexe de Versailles pour les périodiques (1932-1953). Il réalise également le bureau central de chèques postaux à Paris (1932-1935) et la Direction régionale des PTT à Lyon (1933-1938).

Sa carrière d’architecte s’achève avec la reconstruction de la ville de Nantes, où il édifie notamment l’ensemble de logements des Hauts Pavés (1947), le Centre hospitalier régional (1945-1964) à structure métallique et l’hôtel de ville de Saint-Nazaire (1959).

En parallèle, Michel Roux-Spitz est rédacteur en chef de la revue L’Architecture entre 1925 et 1932 et milite pour la création d’un Ordre des architectes, effectif en 1941. Il prend part au comité de patronage de L’Architecture d’aujourd’hui en 1930, et devient rédacteur en chef de L’Architecture française de 1943 à 1950. C’est par ce biais que Michel Roux-Spitz défend une architecture type qu’il appelle « Ecole de Paris » et qui se veut être opposée au « nouveau formalisme » incarné par Le Corbusier et ses disciples. Il est par ailleurs professeur de théorie à l’ENSBA en 1940.

Il meurt en 1957 à Dinard, dans sa villa Greystones (1937-1950) – synthèse de son œuvre architecturale syncrétique.

Infos techniques

Prix : 1 590 000 €
Les honoraires sont à la charge du vendeur.
Copropriété : 22 lots
Pas de procédure en cours.
Montant moyen annuel de la quote-part de charges courantes : en cours
Taxe foncière : en cours

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