Appartement dans le Studio Building

Henri Sauvage architecte
1927
Paris 16ème
795 000 €

 

 

77 m²
Entrée indépendante
2 chambres
2 salles de bain

Description

Un appartement dans le mythique Studio Building d’Henri Sauvage

Ce célèbre immeuble de rapport dit « Studio building » édifié en 1927 est l’une des dernières constructions de l’architecte Henri Sauvage, juste avant la réalisation des grands magasins de la Samaritaine (1930) en pur style Art déco.

L’appartement bénéficie d’une double exposition sud-ouest et offre des espaces très lumineux.

Il développe une surface de 77 m² et accueille une entrée, salon, une cuisine américaine équipée, deux chambres, une salle de bain et une salle d’eau. Une cave complète l’ensemble.

Il est situé dans le 16ème arrondissement, au cœur du village d’Auteuil, quartier parisien privilégié et laboratoire du Mouvement moderne.

Le Studio Building

Commandée par l’entrepreneur ingénieur des arts et manufactures, Jean Hallade, l’opération est innovante à plusieurs titres : du point de vue du programme, du traitement des façades et de la communication. Baptisés « studios », les appartements sont moins destinés à la pratique des arts qu’à satisfaire les aspirations de la bourgeoisie parisienne, en quête d’avant-garde.

Henri Sauvage adapte ici l’Atelier d’artiste à l’habitat bourgeois, comme l’avait fait, vingt ans auparavant, en 1911, l’architecte André Arfvidson au 31 rue Campagne-Première. Chaque atelier bénéficie d’une vaste verrière en double hauteur. Les deux immeubles ont également en commun l’utilisation originale de faïence polychrome en façade. Ici, le calepinage a été réalisé par l’entreprise boulonnaise Gentil et Bourdet et renforce le jeu des volumes.

L’esthétique audacieuse de la façade ainsi que la juxtaposition de deux termes anglosaxons, en vogue à l’époque, « studio » et « building » ont contribué à la promotion et au succès de cet immeuble. Certains critiques ont considéré le Studio Building comme une réponse au projet manifeste d’« immeuble-villas » de Le Corbusier (1922). Ceci a contribué à la patrimonialisation précoce de l’édifice, protégé au titre des Monuments Historiques dès 1975.

Intéressé par ce bien ?

Prix demandé : 795 000  €. Les honoraires TTC sont inclus à la charge du vendeur.
Copropriété. Nombre de lots : en cours. Montant moyen annuel de la quote-part de charges courantes : en cours. Aucune procédure en cours.

DPE NON DISPONIBLE

Henri Sauvage

Henri Sauvage (Rouen, 1873 – Paris, 1932) est l’une des figures majeures de l’architecture du début du 20e siècle en France. En constant renouvellement, il est l’un des rares architectes à avoir incarné le passage de l’Art Nouveau à l’Art Moderne. Architecte et dessinateur, Sauvage initie sa carrière en ouvrant une boutique de papiers peints à Paris, pour lesquels il reçoit des commandes d’Hector Guimard et du décorateur Louis Majorelle.

En 1903, il fonde la Société anonyme de logements hygiéniques à bon marché avec son collaborateur, l’architecte Charles Sarazin. Poursuivant les réflexions hygiénistes de l’époque sur l’ensoleillement et l’aération des logements, Sauvage développe un ingénieux système d’immeubles à gradins pour lesquelles il dépose un brevet. Les témoignages les plus connus étant l’immeuble de la rue Vavin dans le 6e arrondissement de Paris et celui avec piscine de la rue des Amiraux dans le 18e arrondissement.

Les recherches fonctionnelles de Henri Sauvage n’excluent pas un goût prononcé pour le décoratif, comme en témoignent la polychromie des façades du Studio Building ou celles de la nouvelle Samaritaine (1925-1930).

En parallèle de son activité, Henri Sauvage dirige l’atelier d’architecture de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de 1929 à 1931.

L’hétérogénéité de ses réalisations – les immeubles « Art Nouveau » de ses débuts (la villa Majorelle à Nancy, 1898), en passant par la construction d’immeubles de rapport de luxe (l’immeuble de la rue Vavin, 1913) ou encore des réalisations hygiénistes (l’immeuble-piscine de la rue des Amiraux, 1925) – rendent impossible toute réduction de son œuvre à une école ou à un style .

Mort précocement, Henri Sauvage laisse une œuvre construite remarquable, ainsi qu’un précieux corpus de recherches sur la préfabrication, qui constituera l’une des bases des travaux menés sur ce sujet par les générations de l’après-guerre.



		

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