Luxueux appartement moderne

Henri Sauvage architecte
1924
Paris 8ème
5 200 000 €

 

 

272 m²
Box
3 chambres
2 salles de bain

Description

Un appartement de réception majestueux et chargé d’histoire dans un immeuble Art Déco

RARE ET EN EXCLUSIVITÉ – Ce remarquable immeuble Art Déco de 1924 s’inscrit dans la série d’immeubles de haut standing construit par l’architecte Henri Sauvage dans les années 1920.

L’appartement développe une surface de 272 m². Avec sa triple exposition, ses beaux volumes et sa hauteur sous plafond, il allie luminosité et espace.

La partie réception donne sur la cour-jardin de l’immeuble qui sert de patio. Elle accueille une splendide galerie d’entrée avec bibliothèques en acajou, un salon avec cheminée qui ouvre sur un magnifique bureau-bibliothèque tapissé de boiseries – où travaillait Eleftherios Venizelos (1864-1936), ancien Premier Ministre de Grèce et ancien propriétaire de l’appartement, une salle à manger avec cheminée, une grande cuisine avec espace dînatoire dans un style rétro (faïence murale Métro parisien), une arrière cuisine et buanderie avec accès de service. L’espace nuit comprend une suite parentale avec cheminée, dressing et salle de bain, ouvrant sur un balcon,  deux autres chambres et une salle de bain.

L’appartement a conservé ses détails d’origine : soubassements moulurés en boiseries, portes en acajou, carrelage typique des années 30 aux motifs tressages bleu et blanc, poignée de portes en laiton, luminaires…

Une cave et un box pour deux voitures complètent l’ensemble.

L’immeuble se situe entre la place de l’Etoile et le parc Monceau.

Un immeuble d’exception

Cet immeuble fait partie des résidences les plus luxueuses conçues par Henri Sauvage. Il y bouleverse la typologie classique des immeubles parisiens et inverse les conventions en déplaçant les pièces de jour côté cour et les chambres côté rue. L’ensoleillement de chaque pièce s’adapte ainsi à son usage diurne ou nocturne : les chambres profitent du soleil matinal et les espaces de réception de la lumière de l’après-midi.

Les murs du rez-de-chaussée sont pavés de marbres polychromes. La façade sur rue est traitée sobrement, avec une grande qualité d’exécution. Placé dans l’alignement de la rue, l’immeuble affiche des lignes simples avec de très beaux détails Art Déco. Les ferronneries ont été réalisées par Borderel et Robert d’après un dessin d’Henri Sauvage. Ce dernier dessine également les appliques des escaliers, montrant ainsi sa conception de l’architecture spéculative comme un vecteur d’art total.

Intéressé par ce bien ?

Exclusivité. Prix demandé : 5 200 000 €. Les honoraires TTC sont inclus à la charge du vendeur.
Copropriété. Nombre de lots : en cours. Montant moyen annuel de la quote-part de charges courantes : En cours. Aucune procédure en cours.

DPE NON DISPONIBLE

Henri Sauvage

Henri Sauvage (Rouen, 1873 – Paris, 1932) est l’une des figures majeures de l’architecture du début du 20e siècle en France. En constant renouvellement, il est l’un des rares architectes à avoir incarné le passage de l’Art Nouveau à l’Art Moderne. Architecte et dessinateur, Sauvage initie sa carrière en ouvrant une boutique de papiers peints à Paris, pour lesquels il reçoit des commandes d’Hector Guimard et du décorateur Louis Majorelle.

En 1903, il fonde la Société anonyme de logements hygiéniques à bon marché avec son collaborateur, l’architecte Charles Sarazin. Poursuivant les réflexions hygiénistes de l’époque sur l’ensoleillement et l’aération des logements, Sauvage développe un ingénieux système d’immeubles à gradins pour lesquelles il dépose un brevet. Les témoignages les plus connus étant l’immeuble de la rue Vavin dans le 6e arrondissement de Paris et celui avec piscine de la rue des Amiraux dans le 18e arrondissement.

Les recherches fonctionnelles de Henri Sauvage n’excluent pas un goût prononcé pour le décoratif, comme en témoignent la polychromie des façades du Studio Building ou celles de la nouvelle Samaritaine (1925-1930).

En parallèle de son activité, Henri Sauvage dirige l’atelier d’architecture de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de 1929 à 1931.

L’hétérogénéité de ses réalisations – les immeubles « Art Nouveau » de ses débuts (la villa Majorelle à Nancy, 1898), en passant par la construction d’immeubles de rapport de luxe (l’immeuble de la rue Vavin, 1913) ou encore des réalisations hygiénistes (l’immeuble-piscine de la rue des Amiraux, 1925) – rendent impossible toute réduction de son œuvre à une école ou à un style.

Mort précocement, Henri Sauvage laisse une œuvre construite remarquable, ainsi qu’un précieux corpus de recherches sur la préfabrication, qui constituera l’une des bases des travaux menés sur ce sujet par les générations de l’après-guerre.