Appartement familial avec terrasse et jardin

Roger Anger et Claude Parent architectes
1967
Boulogne-Billancourt (92)
1 900 000 €

 

 

125 m²
Jardin
3 chambres
2 salles de bain

Description

Un appartement avec une double signature architecturale exceptionnelle à Boulogne-Billancourt

EXCLUSIVITÉ – Témoignage unique de l’architecture des années 1960, cet appartement a été aménagé par Claude Parent dans un immeuble signé par l’architecte Roger Anger.

En rez-de-jardin et traversant (Est-ouest), l’appartement développe une surface de 123 m² Loi Carrez (125,2 m² au sol). Il accueille une entrée, une grande cuisine équipée avec espace salle à manger ouvrant sur une terrasse de 7 m² orientée plein ouest, un salon ouvert sur le jardin, une suite parentale avec salle de bain, deux chambres, et une salle d’eau.

Une cave et 4 places de parking complètent l’ensemble.

Il profite d’une situation idéale dans la partie sud de Boulogne-Billancourt.

Un jardin paysager

Côté est, l’appartement est bordé par une belle terrasse et dispose d’un jardin paysager sans vis-à-vis de 145 m² . Le mur du jardin est orné d’une fresque de 15 mètres de long signée de l’artiste mosaïste Maximilien Herzèle. Toutes les chambres de l’appartement avec leurs baies vitrées ouvrent sur le jardin.

Intéressé par ce bien ?

Prix demandé : 1 900 000 €. Les honoraires TTC sont inclus à la charge du vendeur.
Copropriété. Nombre de lots : nc. Montant moyen annuel de la quote-part de charges courantes : en cours. Aucune procédure en cours.

DPE NON DISPONIBLE

Des aménagements intérieurs signés Claude Parent

En 1967, le financier Jacques Champy, ami de Claude Parent, avait fait appel à celui-ci pour aménager ses bureaux. L’appartement a conservé ses aménagements intérieurs d’origine réalisés par l’architecte : dans l’entrée, une banquette avec ses cendriers, un long meuble bas, des placards, des portes et un vaste rail en bois qui supporte les éclairages et court dans le salon.

Un immeuble sculptural

Caractéristique du style constructif de Roger Anger qui s’oppose à l’esthétique détexturée du mur-rideau en vogue dans les années 1960, l’immeuble présente un volume sobre sur lequel les surfaces incurvées des balcons créent des effets dynamiques d’ombre et de lumière.

De fait, la perception des formes évolue au gré du parcours du promeneur, faisant du bâtiment un objet cinétique, le lieu d’une expérience urbaine sensitive. Chaque balcon, a l’instar d’une alvéole de nid d’abeille, permet également d’introduire la notion d’échelle humaine au sein du collectif.

Roger Anger

Roger Anger (1923-2008) est l’un des architectes les plus prolifiques de sa génération puisque il signe à Paris et ses alentours plus de cent bâtiments au cours des années 1950-1960. Son œuvre fascine par sa capacité à traiter le logement collectif dans un rapport permanent à l’expérimentation, guidé par un esprit de Synthèse des arts. Le langage architectural de Roger Anger se caractérise ainsi par une pureté des formes, des jeux graphiques de combinaisons géométriques, un traitement lisse et poli de la matière, et par l’intégration d’oeuvres d’art aux programmes résidentiels.

Lors d’un apprentissage à l’atelier de l’artiste Capello pendant la Seconde guerre, ce dernier, impressionné par ses dessins, incite Roger Anger à suivre des études d’architecture. Anger étudie alors à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris d’où il sort diplômé en 1947, et fait ses premières armes à l’atelier de Paul-Jacques Grillo.

Il fonde son agence en 1953 et répond principalement à des commandes de design et de décoration intérieure. En 1957, son projet de salle d’exposition pour les Manufactures de verre Boussois reçoit un franc succès et lui ouvre les portes de la commande privée et de la promotion immobilière.

Roger Anger s’entoure des architectes Pierre Puccinelli, son principal collaborateur, Mario Heymann, Michel Loyer et Liliane Véder. Dans les années 1960, son atelier compte jusqu’à 100 personnes. Il collabore également avec des artistes plasticiens de la Fondation de l’Oeuf, qui interviennent à petite échelle sur ses immeubles et y réalisent des éléments décoratifs en céramique.

Roger Anger s’associe à Mario Heymann en 1965 et signe avec lui les iconiques tours de 28 étages à Grenoble, les édifices de logement plus hauts d’Europe à l’époque, récompensés par le Premier Prix international d’Architecture de Belgique en 1967.

En 1965, il est nommé architecte en chef d’Auroville en Inde du Sud. Cette cité expérimentale, inaugurée en 1968, a été créée par Mira Alfassa, « mère » spirituelle du philosophe indien Sri Aurobindo. Conçue en forme de spirale, Auroville constitue un lieu de vie communautaire, une utopie réalisée, fondée sur des principes d’harmonie et de paix, pouvant accueillir 50 000 habitants.