Architecture de collection

architecture remarquable des 20ème et 21è siècles

Les effets de la protection sur le monument


La protection d’un immeuble est censée assurer sa pérennité et garantir sa conservation.


- Dans le cas du classement, l’immeuble ne peut être détruit, déplacé ou modifié, même en partie, sans l’accord préalable du ministère de la Culture. Toute modification ou restauration nécessite une autorisation ; celle-ci est attribuée par un des deux corps d’architectes de l’Etat dont la compétence est géographique et qui sont les seuls habilités à intervenir. Les travaux d’entretien et de réparations ordinaires sont assurés et supervisés par un Architecte des bâtiments de France ; les autres travaux doivent être effectués par un Architecte en chef des monuments historiques. Un monument classé ne peut être vendu ou légué sans que le ministère en soit informé.
Par ailleurs, tous les travaux et projets de construction, modification ou destruction situés dans un rayon de 500 mètres autour du monument concerné, et visibles depuis celui-ci, doivent être approuvés par l’Architecte des Bâtiments de France (loi du 25 février 1943 entraînant une servitude de protection des abords des Monuments historiques).


- Dans le cas de l’inscription, le permis de démolir nécessite l’accord préalable du ministère de la Culture. Comme dans le cas des monuments classés, le ministère doit être informé de la vente ou de la donation du bâtiment. Quant aux projets de restauration et de réparation, ils doivent être soumis à l’approbation du ministère dans un délai de quatre mois avant le début des travaux. Ils sont réalisés par le propriétaire avec un maître d’œuvre et des entreprises de son choix mais l’architecte des bâtiments de France veille à la conformité des travaux. Le ministère ne peut s’opposer à ces travaux qu’en engageant une procédure de classement. En revanche, le permis de construire est obligatoire même pour les travaux de faible importance.
Les effets sur les abords d’un monument inscrit à l’Inventaire supplémentaire sont les mêmes que pour les monuments classés.


Contrairement à une opinion répandue, le classement ou l’inscription d’un édifice n’entraîne nullement pour son propriétaire l’obligation d’ouverture à la visite. Seuls les avantages fiscaux diffèrent selon que le monument est accessible ou non au public. Mais dans les deux cas, les travaux d’entretien et de restauration peuvent bénéficier d’une participation financière de l’Etat.

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