Parcours 1 L'architecture moderne à Boulogne-Billancourt et l'appartement atelier de Le Corbusier
Parcours 2 Les ateliers d'artistes et villas du 14e arr.
Parcours 3 L’architecture moderne dans le 16e arr. et la visite de la villa La Roche de Le Corbusier
Parcours 4 L’architecture contemporaine de la ZAC Seine Rive gauche dans le 13e arr.
Parcours 5 L’architecture du 20e siècle autour du boulevard Raspail
Parcours 6 L’architecture contemporaine de la ZAC Paris Bercy dans le 12e arr.
Parcours 7 Les ateliers d'artistes dans le 18e arr.
Parcours 8 Les passages couverts parisiens
Parcours 9 Les places royales
Parcours 10 Autour des Olympiades, l'architecture contrastée du 13e arr.
Le parcours commencera par la visite de l’Hôtel de ville de Tony Garnier, se poursuivra par une promenade dans les rues de Boulogne pour admirer les nombreux ateliers d’artistes que comptent la ville (la villa Dora Gordine construite par Auguste Perret, la maison Froriep de Salis d’André Lurçat, la maison atelier Alfred Lombard de Pierre Patout…) et s’achèvera par la visite de l’appartement atelier de Le Corbusier, situé au sommet de l’immeuble Molitor.
Le parcours commence par les ateliers d’artistes de Montparnasse et se poursuit vers le quartier Montsouris. On s'arrête sur le remarquable immeuble atelier de la rue Campagne-Première. La promenade se poursuit par la visite de la Villa Seurat, l'atelier du peintre Ozenfant réalisé par Le Corbusier, la rue du Square Montsouris, la rue G. Braque et la villa du peintre Guggenbuhl.
Les quartiers d’Auteuil, de Passy et de Chaillot ont été un terrain d’expérimentation pour les architectes du 20e siècle. Hector Guimard y construit de nombreuses villas Art nouveau. Les grands noms de l’architecture moderne y réalisent des édifices devenus aujourd’hui mythiques : l’immeuble du 25 bis rue Franklin, premier immeuble parisien à ossature en béton armé d’Auguste Perret (1903), le «Studio building», immeuble d’ateliers d’artistes d’Henri Sauvage (1927), les villas La Roche et Jeanneret de Le Corbusier (1923), la rue Mallet-Stevens (1927), la piscine Molitor, remarquable témoignage de l’architecture Art déco de Lucien Pollet (1929) ou encore les immeubles caractéristiques de l’Ecole de Paris de Jean Ginsberg.
A la fois pôle universitaire et culturel, centre économique et lieu de vie, ce quartier qui se construit progressivement depuis 20 ans sur les bords de Seine est un des plus beaux exemples de développement urbain à Paris. Cette opération d'urbanisme, entamée avec l'édification de la Bibliothèque nationale de France par l’architecte Dominique Perrault dans les années 1990 s’est poursuivi par la construction d'immeubles d'habitation et de bureaux dus à des architectes et paysagistes de renom tels que Christian de Portzamparc, Jean Nouvel, Norman Foster, Jean-Michel Wilmotte ou Frédéric Borel.
Du boulevard St Germain à la place Denfert-Rochereau en passant par Montparnasse, le boulevard Raspail est un véritable catalogue de l'architecture du 20e siècle. Les immeubles post-haussmanniens abondamment décorés dialoguent avec les réalisations d'avant-garde (immeuble " La Sportive " par Henri Sauvage, 1912, Maison des Sciences de l'Homme, 1971), avec les constructions modernes années 30 (ateliers d'artistes bd Raspail, rue Delambre, rue Campagne-Première…) et avec les édifices contemporains les plus innovants telle la Fondation Cartier par Jean Nouvel).
Initiée dès les années 1980 par deux équipements phares : le Palais Omnisports et le Ministère de l'Economie et des Finances, la ZAC Paris-Bercy s'est achevée en 2006 avec l'inauguration de la passerelle Simone de Beauvoir. La ZAC Paris - Bercy a la particularité de présenter à la fois des architectures contemporaines originales mais également des projets de paysagisme et des réhabilitations d'anciens chais vinicoles du 19e siècle. Elle rassemble aujourd'hui un pôle d'activités économiques fort avec le Village de Bercy, un lieu agréable de promenade et de culture avec le parc de Bercy et la Cinémathèque Française mais aussi une zone résidentielle signée par de grands architectes tels que Jean-Pierre Buffi, Christian de Portzamparc ou encore Henri Ciriani.
Du 19e siècle et au début du 20e siècle, Montmartre, lieu phare de la peinture, accueille un très grand nombre d’artistes attirés par la vie paisible de ce village à l’écart, par son ambiance mi-urbaine, mi-rurale où coexistent les guinguettes des barrières d’octroi et la campagne des parcelles non encore construites, par les loyers à bas prix et par l’animation des boulevards où se succèdent bars et cabarets. Dans le site remarquablement préservé de Montmartre, des boulevards de Rochechouart et de Clichy à l’avenue Junot en passant par la rue Lepic, sont conservés les ateliers et les cités d’artistes où vécurent et travaillèrent Renoir, Degas, Pissarro, Toulouse-Lautrec, Steinlen, Van Gogh, Modigliani ou Picasso.
Phénomène propre au Paris de la première moitié du XIXe, les passages couverts témoignent des innovations urbaines et architecturales du Paris pré-haussmannien. Entre le Palais-Royal et les Grands Boulevards, leur architecture déploie un décor (vitrines, ornements, peintures), des matériaux (dallage, marbre, mosaïque, verrière…) et des structures (du bois au métal) inédits pour l’époque. Concentrant logements et commerces, ces espaces pour la première fois dédiés au piéton sont à la fois des lieux de flânerie, de consommation et de divertissement.
Photographies Gilles FIORI
Les immeubles des anciennes places royales témoignent d’attitudes diverses envers l’architecture ancienne. D’abord conçus comme des ensembles homogènes, ces espaces ont connu des évolutions liées aux tensions entre la question de la préservation de sites et celle de l’insertion de l’architecture moderne. Entre préservation, transformation, pastiche, restauration à l’identique ou façadisme, les immeubles de la place Dauphine à la pointe de l’île de la Cité (hôtel de Harlay, maisons du Pont-Neuf, immeuble d’Henri Sauvage) et ceux de la place des Victoires dans le 2e arr. (rue Etienne Marcel, rue La Feuillade, rue des Petits-Champs) permettent de décrypter cette évolution.
Photographies Gilles FIORI

« Les Olympiades », opération de rénovation urbaine réalisée entre 1969 et 1974 dans le 13e arrondissement, est constituée d’un ensemble de commerces et de logements conçu selon des principes d’urbanisme moderne en rupture totale avec la forme de la ville traditionnelle : architecture de dalle, de tours et de barres. Autour des Olympiades, les tours de l’avenue d’Italie (tour Super-Italie de Maurice Novarina, 1974, centre commercial Italie 2), les immeubles années 1920 de la rue de Tolbiac, les maisons du passage Bourgoin ou les arcs de la rue des Hautes-Formes (Christian de Portzamparc, 1979) forment des contrastes surprenants et illustrent l’évolution architecturale de ce quartier marqué par les idéaux de rénovation des années 1960-1970.
Photographies Gilles FIORI