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À vendre

Maison expérimentale « La Géode »

Jean Daladier

1972

Proche Sens 89

250 000 €

Surface : 120 m² | 3 chambres

Description

Un lieu de vie incroyable au milieu d'une forêt

Cette maison dite « La Géode » fait partie d’un ensemble de trois réalisations expérimentales construites de 1968 à 1972 en pleine nature par l’architecte Jean Daladier.

Prototypes pour des réalisations urbaines ou des villas individuelles, ces maisons à la géométrie nouvelle et complexe répondaient à un rêve : créer une architecture novatrice, évolutive, respectueuse de l’environnement et en osmose avec lui, et repenser le rapport à l’habitat, à la nature et à travers elle les rapports entre les êtres, les plantes, les forces de la nature et le spirituel.

Au cœur d’un bois de 50 000 m² et entourée d’une clairière, la maison prend place dans une forêt de Bourgogne située à 120 km de Paris.

Pour Jean Daladier, le progrès en architecture passait par l’expérimentation. Ses recherches sur la fluidité et la mobilité de l’espace intérieur l’amenèrent à concevoir des structures totalement nouvelles et flexibles comme cette maison portée par une résille de béton en forme de dôme géodésique.

La maison développe une surface de 120 m² sur trois niveaux. Le rez-de-chaussée dispose d’une chambre d’amis, d’une salle d’eau, d’un local technique et d’un passage couvert ménagé pour rejoindre un escalier extérieur. Celui-ci mène au niveau principal à la pièce à vivre qui regroupe en un volume unique la salle à manger, la cuisine et le séjour avec cheminée ouvrant sur un jardin suspendu. Deux chambres et une salle de bains compètent ce niveau. Un escalier permet d’accéder au dernier
étage au salon ample épousant la forme de la sphère et communiquant avec le séjour par un découpage octogonal du plancher.

Espaces intérieurs et espaces extérieurs se rencontrent, se prolongent et s’interpénètrent grâce à la présence de terrasses, d’un jardin suspendu, d’une végétation omniprésente, de grandes baies orientées ouest et d’ouvertures triangulaires qui cadrent le paysage et le ciel et créent des variations de lumière qui rythment l’espace intérieur sur la nature.

D’importants travaux de rénovation sont à prévoir.

Prix demandé : 250 000 €. Honoraires à la charge du vendeur.
Pleine propriété. DPE : N.C.

Historique

Dans les années 1960 en France, l’innovation et la recherche architecturales n’étant que très parcimonieusement aidées et totalement inorganisées, l’autofinancement des expérimentations demeurait la seule solution. L’architecture nouvelle était souvent condamnée à rester une image, une «architecture de papier». Face à une absence de volonté politique, à la réglementation, à des assurances professionnelles doublées ou triplées, à une opposition des services publics locaux, de nombreux architectes voyaient dans les maisons individuelles, l’occasion d’expérimenter des organisations spatiales qu’ils ne pouvaient faire aboutir au niveau collectif.

L’ambition de Jean Daladier avec ses maisons expérimentales («Trois coupoles» en 1968, «Contrepoint» en 1970 et «La Géode» en 1972) est de tester à l’échelle 1 des structures à la géométrie euclidienne économiques, modulables et utilisables pour des projets individuels ou collectifs. Le projet sera soutenu par le Ministère de l’équipement et du logement.

Les recherches spatiales à partir des prototypes artisanaux sont pour Jean Daladier le préalable nécessaire à une industrialisation complète d’opérations de grande envergure où chaque élément identique et industrialisé viendrait se combiner et se juxtaposer aux autres pour former des grandes séries de logements. Cette conception d’une architecture proliférante et standardisée visant à résoudre les problèmes de l’urbanisme et à renouveler

les modes d’habiter s’inscrit dans la droite ligne des réflexions menées entre 1958 et 1962 par le Groupe d’Architecture Mobile, le GEAM (fondé par D. G. Emmerich, Y. Friedman, J. Pecquet, J. Soltan, J. Trapmann, F. P. Maymont, Otaka et F. Otto) et le mouvement métaboliste fondé entre 1958 et 1975 par de jeunes architectes japonais.

La logique de la structure de « La Géode » répond une nouvelle fois aux critères de flexibilité, adaptabilité et standardisation des moyens mis en œuvre. La conception d’un espace ouvert et flexible s’exprime dans l’imbrication librement aménageables. L’architecte a mis au point un système très souple de construction: les arêtes coulées sur place et les nœuds préfabriqués reçoivent les panneaux de remplissage. La disposition des ouvertures est déterminée en cours de construction, selon l’orientation, les accès, le paysage qu’elles permettent de découvrir. La mobilité intérieure et extérieure est un point essentiel qui donne son caractère et son originalité aux réalisations de Jean Daladier.

Lorsqu’en 1967 Jean Daladier engage la construction de la maison « Trois coupoles », il a derrière lui un parcours atypique d’autodidacte nourri d’engagements, de voyages et de rencontres avec les résistants Bernard et Geneviève Anthonioz, l’écrivain André Malraux, la collectionneuse d’art Dominique de Ménil, les comédiens Jean Vilar et Tania Balachova, l’architecte Le Corbusier, les peintres Jean Degottex et Roberto Matta, le musicien Iannis Xenakis. Parallèlement aux travaux sur des structures nouvelles, Jean Daladier consacre une grande partie de son activité à la sauvegarde et à la réhabilitation d’immeubles parisiens anciens, notamment quai de la Tournelle et place Maubert. Pour lui, les deux domaines ne sont nullement dissociés: « pour faire vraiment revivre une maison du XVIe siècle, il n’est pas question de restituer minutieusement ce qui a peut-être existé ; il faut, à partir de ce qui peut être sauvé, susciter un espace équilibré, habitable aujourd’hui par les hommes de notre temps, et qu’ils marqueront à leur tour de leur empreinte. »

Les réflexions avant-gardistes de Jean Daladier sur les notions d’espace et de temps incluaient de nouveaux rapports entre l’architecture, la peinture, l’urbanisme et la musique. De nombreux artistes sont intervenus dans ses maisons expérimentales et plusieurs personnalités artistiques comme les musiciens Iannis Xenakis et Marie-Françoise Bucquet les ont occupées.

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