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À vendre

Rare Domaine Art Déco avec parc arboré

Jacques-Emile Ruhlmann

1933

Proche Belgique 08

738 000 €

Surface : 494 m² | 10 chambres

Description

Rare témoignage Art déco

Cet ancien relais de chasse a été dessiné en 1933 par le célèbre décorateur et ensemblier français Jacques-Emile Ruhlmann pour le riche industriel François Sommer.

Cette demeure prend place dans une commune des Ardennes, à proximité de Neufchâteau en Belgique.

Implantée au cœur d’un terrain arboré de 3,8 hectares, la maison développe une surface de 494 m² loi Carrez, avec 400 m² de cave et 200 m² de terrasse. Elle offre une belle pièce à vivre de 100 m² en double hauteur avec mezzanine, une grande cuisine, une arrière cuisine, dix chambres, quatre salles de bains, deux salles d’eau, un jardin d’hiver et deux vestibules.

Cet ensemble rare a fait l'objet d'une rénovation partielle conservant l'esprit d'origine. Le style Art Déco est bien lisible en façade : volumes cubiques, nombreux décrochements et surfaces lisses. Les auvents, les moulures et les appuis de fenêtres viennent alléger l’expression imposante des volumes. Un soin particulier a été porté à l’architecture comme aux moindres détails (le dessin des ferronneries des portes et des garde-corps par exemple).

Prix demandé : 738 000 €. Honoraires à la charge du vendeur.
Pleine propriété. DPE : D.

Des travaux sont à prévoir.

Historique

La maison a été commandée en 1932 par François Sommer, un riche industriel Ardennais héritier de la dynastie Sommer (fabricants de revêtement en feutre et moquettes) qui deviendra par la suite l'entreprise Tarket Sommer. Lui-même résidait à Paris, boulevard Foch. La commande a dû être passée lors du Salon des Artistes Décorateurs qui s’est déroulé en 1932,  au cours duquel Jacques-Emile Ruhlmann présentait le salon "Le Rendez-vous des pêcheurs de truites" où l'on retrouve trait pour trait les attributs de la maison de Mouzon (cheminée, appareillage du sol, mezzanine, garde-corps etc...).

Féru d’Art Déco, François Sommer passe donc commande à Jacques-Emile Ruhlmann pour un relais de chasse. Il est alors propriétaire du domaine de chasse de Belleval à quelques kilomètres. Les travaux débutent en 1933, mais l'industriel n’occupera pas la maison avant la fin de la Seconde Guerre. Il est mobilisé en septembre 1939 en tant qu’aviateur, et affecté à la 34e escadre de bombardement. Il rejoint le réseau de résistance « Ceux de la Libération » en 1940. Sa demeure est alors occupée par les Allemands.

Les grands de ce monde y ont séjourné lors de grandes chasses : Georges Pompidou, Charles de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing et d'autres encore, ainsi que de riches industriels. Le chien de Georges Pompidou (Chipita) sera tué pendant une chasse et enterré dans le parc de la maison. Celle-ci fut également l'écrin des nombreux trophées de chasse que François Sommer ramenait d'Afrique et du monde entier.

François Sommer décède en janvier 1973. Sa veuve, Jacqueline, garde la maison, où sont entreposés les trophées de chasse de son mari, jusqu'à sa mort en 1996. Le couple est sans enfant, c'est donc l'association de la maison de la chasse qui héritera du bien. En 1997, elle la vend à un commissaire-priseur belge qui décède en 2002. Le propriétaire actuel l'acquiert en 2007, et entreprend de gros travaux de rénovation dans la maison et dans le parc.

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Créateur de génie, Jacques-Emile Ruhlmann (1879-1933) est un des plus grands maîtres des arts décoratifs du XXe siècle.

Travaillant d’abord dans l’entreprise paternelle de peinture et de miroiterie, son goût pour le mobilier se révèle avec des dessins de meubles qu’il destine à son propre appartement et à quelques amis.

Au début des années 1920, Jacques-Emile Ruhlmann ouvre son propre atelier d’ébénisterie, des ateliers de laque, de peinture, de tapisserie. Il ne pratique pas lui-même le métier d’ébéniste, mais conçoit chacun de ses meubles et en suit l’élaboration et la fabrication.

Introduisant la « modernité classique » dans le mobilier, son talent est révélé lors de l'Exposition internationale des arts décoratifs de 1925 où s'impose un véritable « style Ruhlmann », à la fois somptueux et mesuré. Lors de cette exposition, un pavillon tout entier est confié au célèbre décorateur : l’Hôtel du Collectionneur, qu’il fait construire par son ami, l’architecte Pierre Patout, et que décore en façade une vaste frise en bas-relief du sculpteur Joseph Bernard.

En 1927, Ruhlmann décore la salle des fêtes et la salle des délibérations de la chambre de commerce de Paris, avenue de Friedland, ainsi que le salon de thé du paquebot l'Île-de-France.

Il conçoit également des décors intérieurs et des meubles pour le Palais de l'Élysée, pour la présidence de l’Assemblée Nationale, pour la mairie du 5e arrondissement de Paris, pour celle de Puteaux, pour plusieurs ministères, pour le musée de la France d’outre-mer à l’Exposition coloniale de 1931 (actuel bureau de réception du ministre des Colonies, toujours en place dans le Palais de la Porte Dorée).

Les décors réalisés par Jacques-Emile Ruhlmann se caractérisent par des formes géométriques et dépouillées accentuées et par un agencement fonctionnel très poussé pour l’époque. Il y incorpore toutes sortes d’accessoires : téléphone, luminaire, barre chauffe-pieds, tableau de commande pour l’éclairage, l’ouverture des portes et des volets, entre autres.

BIBLIOGRAPHIE

Ruhlmann, un génie de l'Art Déco, Catalogue de l’exposition du Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt, Musée des années 30, Boulogne-Billancourt / Somogy Edition d'art, Paris, 2001.

Florence Camard, Jacques Émile Ruhlmann, Éditions Monelle Hayot, Saint-Rémy-en-l'Eau, 2009.

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